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    Coup sur coup ? | Lust - Furi [CLOS]

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    Isaac A. EdlweissArchitecte
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    par Isaac A. Edlweiss le Sam 4 Juil - 14:50


    Coup sur coup ?

    - Isaac, tu peux t'occuper de la fermeture ?

    Sorti de sa rêverie par son supérieur, le jeune homme hoche poliment la tête en déposant le verre qu'il nettoyait encore et encore. Ces derniers temps, il était un peu tête en l'air et moins impliqué dans son travail. Il fallait dire que la monotonie dans laquelle il se trouvait n'aidait en rien. Depuis quelques jours, son protecteur travaillait le soir donc il se retrouvait dans une tranquillité un peu effrayante. Ce qui était un peu… pour lui déplaire. Il n'en avait pas l'habitude. Il n'aimait pas lorsque ses habitudes se retrouvaient bousculés de cette façon. Quittant le comptoir, il alla s'excuser poliment auprès de chaque Traqueur de devoir les mettre à la porte. Il détestait ces moments là… toujours la peur au ventre qu'un d'entre eux n'ait trop bu et se décide à le prendre pour un sac de sable… Surtout que s'il cassait n'importe quoi, c'était Isaac qui remboursait. Et en ce moment, Isaac était un peu… à sec. Puis il avait aussi peur que l'un d'entre eux ne veuille pas partir, et là, il se retrouvait complètement démuni, s'il était tout seul, à cause du couvre-feu. Comme il logeait dans à la base, pour toujours être sous la main de son protecteur, il avait à peine une ou deux minutes de chemin à faire pour rentrer, s'il prenait l'ascenseur -ce qui… n'était pas vraiment recommandé puisque seul les Traqueurs en avait le droit et il risquait gros s'il se faisait attraper- voire presque dix minutes s'il devait grimper tous les escaliers… mais tout ses collègues n'avaient pas sa chance, parfois, ils habitaient si loin qu'ils devaient partir une demi-heure plus tôt s'ils ne voulaient pas se faire avoir par le couvre-feu. Et comme le bar avait ses horaires, tous les employés devaient les respecter et ne pas fermer plus tôt. Et donc le plus souvent Isaac, s'y coller.

    Le jeune homme s'excusa une nouvelle fois auprès de deux Traqueurs Chamans qui franchissaient la porte alors qu'il était affairé à nettoyer les tables. Ils rallèrent un peu, tentèrent de négocier, mais le petit Oublié nia et s'excusa en bloc. Il préférait ne pas les servir car avec tout le ménage qu'il restait à faire, il n'avait pas trop le temps d'en rajouter plus. Mais l'un d'eux avait vu les horaires et le petit se trouva obligé de les servir. Ça allait lui coûter un avertissement s'ils le signalaient… Un avertissement et un coup dans le derrière qu'il sentirait encore après une semaine. Belle perspective… Les Chamans étaient ceux qui terrorisaient le moins Isaac, mais un Traqueur restait un Traqueur capable de lui briser la nuque simplement en refermant son poing. Quelques verres plus tard, les deux hommes s'en allèrent en plaisantant. Sans laisser le moindre pourboire. C'était trop rêver, y en avait qu'un sur cinquante qui en laissait, et encore, c'était misérable.
    - Bon j'y vais, lui fit son supérieur avec une tape sur l'épaule, désolé, j'espère qu'il n'y aura pas de soucis.
    - Ok, bonne soirée.

    Isaac lui adressa un sourire gêné en s'essuyant les mains sur son torchon. Alors que l'homme s'apprêtait à partir, il se retourna et lui lança en guise d'encouragement :
    - Et ne te laisse pas marcher sur les pieds !

    Le jeune homme penche légèrement la tête sur le côté en souriant de plus belle et en se massant la nuque. Tic de gêne et d'embarrât qu'il avait l'habitude de faire. Se faire marcher sur les pieds… C'était une drôle d'expression qu'on lui avait affublé quand il finissait par abandonner : comme avec les deux Chamans. Mais il était en tord, il ne voyait pas pourquoi il devrait contester… Mais c'était comme ça. Chercher le pourquoi ne l'intéressait pas et seul comptait son estomac qui gargouillait. Manger avant le service, ou après. Isaac avait choisi Après et s'en mordait doucement les doigts maintenant. M'enfin. Il allait préparer la serpillière, pauvre de lui de travailler dans la restauration, si le ménage n'était pas bien fait, il se faisait latter… et les chaises finirent à l'envers sur les tables. Le bar de la base était respectueux. Jumelé à la cantine, les Traqueurs pouvaient prendre leurs repas tout en buvant un coup. Mais la cantine était fermée depuis plus d'une heure, et il ne restait que dix minutes au bar avant la fermeture. Isaac n'aimait pas ces dix minutes de silence des plus total avec seulement les ronronnements des machines. Cela avait quelques choses d'effrayants et d'entêtant. Il avait parfois l'impression d'entendre le même ronronnement dans sa chambre ou dans les couloirs. Un truc à rendre complètement fou. Pas étonnant que personne n'aime faire la fermeture. En plus de se retrouver avec des clients à la dernières minutes. Isaac s'arrête en plein milieu de la salle, le balais en main et s'incline poliment, plié en deux, face au Traqueur Tank.
    - Pardonnez moi, monsieur, mais le bar est en train de fermer. Vous ne pouvez pas rester.
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    Traqueur LustTraqueur
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    par Traqueur Lust le Dim 5 Juil - 17:30



    Analyse de la Mission code X749 : Nombre de Traqueurs Missionnés 3. Transgresseurs détectés 6 Transgresseurs éliminés 6. Transgresseurs encore vivant : 0. Pertes 0. Taux de réussites 100%. Pistes sur les sources et localisation du QG ennemies : Aucune. Temps de la mission dans le programme 1h49. Heure locale : 21h58. Jours 226. Pas de dangers à proximité. Déconnexion du programme et retour à la réalité. Localisation : Orbe, quartier 225 QG des Traqueurs.

    Lust ne compte même plus le nombre de fois où il entendait ce genre d’analyse de sécurité. Les dispositifs mises en place par le Traqueur 0 étaient optimaux. Mais à vrai dire, lui ça le fait plus chier qu’autre chose. Que de temps perdu ou il ne pouvait pas buter ses ennemies.

    Le scanner du Traqueurs le ramena à la base. Sortant du programme, il arriva dans la grande pièce où les missions contre les Transgresseurs prenaient lieu. Ce n’était en rien sa première fois, ni sa dernière.

    Lorsque Lust intervenait dans une traque, le taux de réussite et de survit de ses partenaires dépassaient le reste des statistiques des autres chasses.  A tel point, que la réputation du soldat arriva rapidement jusqu’au au haut commandement. L’homme fut très rapidement missionné sur des programmes haut placés et gagna du galon.

    A force de travailler avec lui, le reste de son équipe lui vouait un respect et une gratitude certaine. Un de ses coéquipiers s’exprima :

    - Encore une belle mission Chef.

    L’homme se contenta de hocher la tête. Alors que ses partenaires quittèrent leur armure de combat, Lust quant à lui se contenta de sortir du local sécurisé et d’avancer dans la pénombre du couvre-feu comme à son habitude. A cette heure-ci, plus grand monde n’était autorisé à circuler librement. Seul de rare personnes avec des laissés passer pouvaient encore se mouvoir. Lust prenait un mal en plaisir à chercher les fraudeurs. Mais ce soir-là, comme après une longue chasse il se dirigea vers le bar le plus proche.

    Haine.

    Une rage bouillante agitait le sang de ses veines, cette haine le poursuivait depuis des années maintenant. La folie faisait des va et viens constant dans son esprit et corrompait petit à petit son âme, pourrissant son corps. Lorsqu’il sortit dans la rue, il contempla pendant un instant la beauté de la construction et de la technologie des Traqueurs qui écrasait sans relâche la nature qui continuait à réapparaître dans les endroits les plus saugrenues : une jeune pousse avait grandie entre deux pavés, sous une poubelle bondée.

    Pitoyable…

    Un pli de dégoût naissait sur les lèvres du Traqueurs à chaque fois qu’il sortait des programmes. Marchant rapidement vers l’enseigne, l’homme entra d’un pas lourd et certains. Se tenait devant lui une demi-portion en train de faire le ménage.
    Le garçon prit la parole sans tarder :

    - Pardonnez moi, monsieur, mais le bar est en train de fermer. Vous ne pouvez pas rester.

    Lust sans dire un mot le saisit d’une main à la gorge et le propulsa contre les bouteilles du fond.
    Puis naturellement, il s’assit au bar. En tapant du poing sur la table, il ajouta :

    - La bouteille de Scotch, un verre et ferme là.



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    Isaac A. EdlweissArchitecte
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    par Isaac A. Edlweiss le Mer 8 Juil - 21:16



    Le Traqueur était impressionnant. L'un des plus impressionnants que le petit Oublié ait eut l'occasion de voir. Bien plus impressionnant que son protecteur. ET il était encore en armure. Mauvais signe. Très mauvais... En patrouille ? Il espérait que ce ne soit pas le cas, car il devrait prendre les escaliers et... vu l'heure, c'était sa seule solution. Ça ou camper dans le bar. Mais le propriétaire n'aimait pas ça. Il était un brin parano. Comme si le petit Oublié qu'il était, allait avoir le cran de se vider des bouteilles... Puis avec le couvre-feu c'était un peu risqué. Isaac ne préférait pas s'attarder plus longtemps sur les suggestions et s'inclina poliment en s'excusant. Le bar allait fermer, et il ne serait plus autorisé à servir... Puis...

    BOUM.

    Le petit Oublié voit quarante-deux chandelles alors que la douleur se répand sournoisement dans tout son dos. Des tintements se font entendre. Il s'en suivent une longue répétition plaintive de "Oh non, oh non, non, non..." de l'Oublié qui lève les mains pour tenter de sauver sécuriser les bouteilles. Il reste de longue secondes, le souffle coupé et à regarder avec espoir et terreur l'étagère. Si la moindre bouteille venait à se casser, il devrait la payer. Hors, comme il n'avait plus rien, son compte irait dans le rouge, son protecteur le saurait et il se ferait latter. Autant par le propriétaire que par le protecteur. Autant vous dire que le petit Oublié implorait mentalement tout ceux qui pouvaient avoir une quelconque influence sur les miracles pour que cela n'arrive pas. Et cela n'arriva pas. Le coeur d'Isaac commençait juste à comprendre qu'il n'avait plus lieu de paniquer que l'imposant Traqueur fit résonner la salle avec un brutal coup de poing. Les yeux comme des soucoupes et la tête rentrée dans les épaules, il se recroqueville légèrement en scrutant le Traqueur. Vraiment vraiment, les Tanks n'étaient que de grosses brutes !
    - La bouteille de Scotch, un verre et ferme là.

    Isaac ferme la bouche en inspirant alors qu'il se précipite vers le comptoir. Bordel. Bordel. Bordel ! Sur quoi il était tombé... Aaawhn... Il ne s'était pas laissé marcher sur les pieds... non... Il s'était fait piétiner. Mais alors là... royalement. L'Oublié s'essuya les mains sur son torchon avant de prendre un verre. Pas de trace de doigt, ça faisait sale et c'était récompensé par le nettoyage complet du complexe de restauration... Déjà qu'avec sa faute de toute à l'heure, il devait s'écraser, alors inutile de se faire remarquer plus. Tandis qu'il le remplit du breuvage alcoolisé, il se repasse toutes les punitions qu'il pourrait écoper pour ne pas être rentré, pour avoir laissé quelqu'un dans le bar après fermeture. Uh... Ce n'était pas joyeux. Ouvrant une nouvelle bouteille, il se dirigea vers la table. Isaac posa le verre et son dessous en disant par réflexe :
    - Voici vo...-

    L'ordre du Traqueur lui revient et ses yeux s'écarquillèrent de terreur alors que le reste de sa phrase mourrait sur le bout de ses lèvres. Le regard rivé sur le sol, il posa la bouteille en implorant de nouveau toutes personnes enclines aux miracles. S'éloigner respectueusement se composait de deux pas. Isaac recula de quatre. Terrifié à l'idée de se prendre un nouveau poing. Ce n'était pas bon. Pas bon du tout. Du tout, du tout. Isaac tordait discrètement son chiffon dans tous les sens, trop anxieux, trop terrifié. Il ne savait pas trop quoi faire... Continuer à nettoyer comme si de rien n'était ? Non, c'était impoli en présence d'un client... mais en même temps il venait si tard ! Attendre une autre commande ? S'il lui avait commandé LA bouteille de Scotch c'est sûrement qu'il avait l'intention de la vider... Donc de ne rien commander d'autre... AH !

    Isaac releva la tête, prêt à reprendre la parole quand il se souvient de l'ordre. C'était embêtant... Avec son protecteur il se serait déjà reprit une beigne pour avoir "tenté" de parler. Mais avec quatre pas de recule, il ne pouvait rien lui arriver, non ? Ah ah... Le blondinet sortit son calepin de sa poche et écrivit le prix sur une nouvelle feuille. Alors qu'il écrivit, il remarqua ses manches remontées : négligence de l'uniforme. Ainsi que son col défait. Non, non, non... L'anxiété lui faisait mâchouiller sa lèvre alors qu'il brandissait la note en la déclarant : 300 unités. Il savait qu'il aurait mieux fait de se taire, mais le Traqueur n'aurait sûrement pas vu le prix... C'est au même moment que choisit son ventre pour rappeler son existence. Isaac ferma fort les yeux. Ce n'était pas possible. Vraiment pas. Quelle soirée de merde. Surtout si l'officier avait une permission spéciale... Aller expliquer à votre supérieur, le lendemain, que vous avez dû camper dans le bar après que vous n'aviez pas été capable de mettre dehors un client parce qu'il avait une permission. L'Oublié pleurait mentalement sur la suite de événement tout en essayant de se faire le plus petit possible.

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    par Traqueur Lust le Ven 24 Juil - 18:53



    Assommé devant tant de futilité, abasourdi par le vide. Alourdi, butant sur l'immense choix de bouteilles devant lui. Lust est hargneux, lasse… en rogne. Celui-ci aspire à trouver un moyen de se libérer. De signer une trêve. De se délivrer de cette armure qui le ronge un peu plus chaque jour. Le destin susurre, le suce comme une puce. Et il hurle, mords tel un tigre. Enragé en vain. Souffrance, morsure lassitude. Uni-latitude. Puanteur Universelle. De signer une trêve. Le destin susurre, le suce comme une puce Et il hurle, mords tel un tigre enragé en vain

    Souffrance, morsure lassitude.

    Pendant ce temps, l’employé du bar s’approcha hésitant et lui servit la bouteille comme exigé :

    - Voici vo...-

    Le traqueur hocha la tête. Mais bizarrement, cela ne ressemblait pas à un remerciement. Plus à une marque d’agacement. Et au moment où le serveur s’approchait pour tendre la note, l’homme écarta le bout de papier sans même le lire. Mais il était déjà trop tard, le jeune homme avait par habitude annoncé le détail du contenu de la note à haute voix :

    300 unités.

    Lust le saisit au col et s’exclama :

    - Ecoute moi bien mon garçon, le papier est une denrée rare, alors ne la gaspille pas ou je te jure que tu le regretteras amèrement.

    Il reposa brutalement le sous fifre au sol de tout son poids puis de nouveau s’avachit sur le comptoir. Tout en sirotant son verre, le Traqueur commença à taper des chiffres sur la commande de son bras gauche.

    - Quant à l’addition de ton minable petit bar, ceci devrait suffire à passer la soirée.

    Une transaction rapide fut en attente d’autorisation à la caisse d’Isaac : au compteur 3000 unités semblaient en attente de transfère.


    Tout en continuant à boire, l'homme ajouta :

    - Maintenant ferme là si vraiment tu ne veux pas avoir de soucis. Et au passage, apporte-moi une autre bouteille.

    Soudain quelque chose attira l’attention du Traqueur.

    Si bien que Lust se mit à calculer/décrypter/enregistrer  tous les paramètres composant la pièce l’entourant : Il s'agit d'une salle assez haute de plafond, avec un plancher en bois sombre et des murs blanc ornés ici de fresques florales (toutes rouges), là de tableaux. Ces tableaux, tous peints dans des teintes chaudes pour respecter l'ambiance du bar, sont mis en exposition pour promouvoir les artistes, et changent toutes les deux semaines. Le comptoir est lui aussi en bois verni. On y sert une variété remarquable de boissons, certaines des plus exotiques.

    Le reste de la salle est occupé par de nombreuses petites tables éparpillées de manière presque symétrique, ce qui laisse à penser qu'elles n'ont pas été placées au hasard. Sur le mur derrière le comptoir se trouve une grande ardoise noire dans un cadre décoré de fleurs

    Plusieurs portes sont visibles à l'intérieur de la pièce : une derrière le comptoir, menant certainement aux cuisines, portant la mention "privé". Sur le mur d'en face, deux autres : celle par laquelle les clients entrent, et juste à sa droite, celle des toilettes. Visible sur le mur de gauche en entrant, on peut voir une autre porte couverte par un rideau, sur lequel la mention "privé" est cette fois brodée, doublée d'un petit écriteau si par hasard on déplace le rideau.

    La lumière dans la pièce est prodiguée par des ampoules sur les murs, couvertes par des abajours en tissus qui la rendent plus douce et forment quelques jeux d'ombre plutôt agréables à l’œil.

    Tout ceci étant, l'ambiance à l'intérieur du bar est plutôt agréable, conviviale sans laisser une impression de gêne due à une trop grande proximité. Mais quelque chose clochait… d’un des murs on pouvait ressentir un petit courant d’air anormalement présent ; Comme si le patron avait l’intention de cacher quelque chose…

    Lust énervé s’exprima tout en désignant un tableau banal.

    - Petit, il y a quoi derrière la peinture ? Tu as 3 secondes pour répondre ou je t'éclate la cervelle.

    L’homme en position de combat avança prudemment en direction de l’endroit où l’air circulait anormalement…


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    Isaac A. EdlweissArchitecte
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    par Isaac A. Edlweiss le Dim 26 Juil - 20:16

    Isaac hocha très lentement la tête alors qu'il se crispait entre la poigne du Traqueur. Il ne pensait même pas à la chance qu'il avait qu'il soit plus à cheval sur l'écologie, ce qui était très bizarre, que sur l'uniforme. Il était beaucoup trop terrorisé pour cela. Et encore, le mot terrorisé était faible pour décrire son état. Lorsque le Traqueur reposa, enfin lâcha, le petit Oublié, celui-ci ne s'était toujours pas décrispé. Il se retourna aussi rapidement qu'il le pouvait et fit un effort monumentale pour ne pas se rouler en boule sous le comptoir jusqu'à ce qu'il parte. Isaac s'obligea à desserrer la mâchoire, puis les doigts et à lisser frénétiquement un pli imaginaire sur son tablier pour vider ses poumons brûlants. Tournant le dos au Tank, l'Oublié hocha rapidement la tête à sa deuxième remarque alors qu'il n'avait toujours pas inspiré. Des points noirs dansaient devant ses yeux. Il gérait très très mal la terreur. Ses tempes battaient en un rythme désordonné avec le bout de ses doigts. Isaac finit par se retourner malgré le fait qu'il ne s'était toujours pas calmé pour encaisser.

    Il inspira brutalement en voyant le montant. C'était énorme ! Ce fut pathétique. Mais au moins ça suffit à rétablir une respiration à peu près normal chez le jeune homme. Il tremblait de tout ses membres et c'est d'une main tremblante qu'il valida la transaction. Un petit " Merci et à bientôt " s'afficha et jamais Isaac ne se serait crut capable de maudire une machine à ce point. Il se baissa pour prendre une autre bouteille et en profita pour envoyer un message à son protecteur. Isaac savait qu'il ne devait pas déranger son protecteur à cette heure-ci, vu qu'il travaillait, mais il savait aussi que si son protecteur ne le trouvait pas dans sa chambre le lendemain, il allait se faire punir. Dans les deux cas, il se faisait punir. Mais il préférait ne pas prendre de risque avec le couvre feu. " Pas fait gaffe à l'heure. Dors au bar." ça devrait suffire...

    Isaac était déjà plus calme lorsqu'il se redressa et posa la bouteille de Whisky sur le comptoir. Il ne détachait pas son regard du petit écran de son module afin de s'assurer que le message était bien envoyé. Ce serait con que ça bug... Vraiment. Ça n'était arrivé qu'une seule fois, parce qu'il était hors temps, et depuis, il s'était assuré de ne plus jamais l'être et que le message soit bien envoyé.
    - Hum ? Marmonna-t-il en levant brièvement les yeux. Bah un mur. Vous voulez qu'il...

    Isaac releva complètement les yeux en voyant que le Traqueur s'approchait en mode... traque du tableau. La panique mêlée à la peur firent surréagir le petit Oublié qui se précipita pour sécuriser le tableau et le mur. Il avait l'avantage d'être sacrément rapidement et l'adrénaline l'aida un tout petit peu. Au final, il était presque collé contre le mur quand il atteint. Il tendit les bras pour couvrir le plus de surface en se dressant sur la pointe des pieds. Chose qu'il avait apprit à force de servir les Traqueurs : Les Tanks cherchaient toujours la petite bête pour tout fracasser. Du moins une grande partie d'entre eux ! Et Isaac était prêt à parier que celui qu'il avait en face de lui en faisait parti. Il avait les yeux écarquillés de peur et tremblait comme une feuille aplati contre le mur.
    - Non, non, non ! s'écria-t-il en se pressant contre le mur pour éviter de se faire écraser. Ne défoncez pas l'mur ! Si vous voulez je peux l'enle...

    Le reste de la phrase d'Isaac se perdit dans un cri alors que le tableau lui tombait sur la tête suite à un grand mouvement. L'Oublié se recroquevilla au sol en mettant ses mains sur sa tête. Soirée de merde... Oh ! Ce tableau... Isaac enfouit son visage entre ses mains alors qu'il tentait de se faire le plus petit possible. Il était mortifié. Le patron leur avait répété plusieurs de fois de ne jamais y toucher, et encore moins de laisser un client voir. Isaac ne savait absolument pas ce qu'il y avait derrière et n'avait aucune envie de le savoir ! Surtout si ça pouvait lui apporter des problèmes… Déjà plusieurs Oubliés s'étaient faits renvoyer pour avoir regardé ce que c'était et plus rien après… Le patron s'occupait de la déco, aussi bizarre que cela était, et du coup Isaac n'avait jamais vu ce qu'il y avait derrière. Et il en avait vraiment aucune envie… Comme le bar appartenait à un Traqueur, il pouvait choisir librement les punitions qu'il infligeait à ses employés… Et ce Traqueur passait régulièrement boire un coup mais il avait délégué ses fonctions à un Oublié en qui il avait, vraisemblablement, confiance. Du coup, ça faisait qu'Isaac avait deux patrons… Mais l'un comme l'autre, il valait mieux pas les contrarier. Tremblant comme une feuille au sol, Isaac se retient de faire le balancier en face de ce tank, légèrement énervé…. Il se défendit plaintivement.
    -'sais pas c'que c'est, m'sieur, j'vous l'jure.

    Si cela avait été son protecteur, il se serait déjà fait battre comme du plâtre pour avoir manger ses mots. Va savoir pourquoi, son protecteur détestait ça. Du moins, il semblait détester… Mais le petit Oublié ne pouvait s'en empêcher quand la panique se faisait ressentir : il parlait vite, d'une voix un peu trop aiguë et mangeait ses mots. Isaac se fichait qu'adopter la posture de la tortue soit la moins conseillée en ce moment, il avait l'impression que s'il croisait encore une fois le regard du Tank, il allait se faire dessus. De toute façon, il était maintenant bien trop terrifié pour réussir à bouger. C'était un miracle qu'il ait gardé la faculté de parler malgré la grosse boule dans sa gorge. L'Oublié continua comme si le Traqueur l'avait interrogé.
    -Le patron nous interdit d'regarder, c'qui y a derrière. S'vous plait n'y touchait pas.
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    Traqueur LustTraqueur
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    par Traqueur Lust le Lun 27 Juil - 18:41






    - Hum ? Bah un mur. Vous voulez qu'il...

    Quasiment au même moment que Lust avait formulé sa slave de sommation, le traqueur enclencha sa procédure de combat. C’est pourquoi une demi seconde plus tard l’ordinateur autorisa le déploiement de l’armure :

    - Procédure du mode bélier enclenché.

    - Non, non, non ! Ne défoncez pas l'mur ! Si vous voulez je peux l'enle...

    Un grand bruit sourd raisonna dans la totalité de la pièce. On pouvait deviner non sans mal l’étendu des dégâts rien qu’en se basant sur le son de l’impact. Ce n’est que quelques longues secondes plus tard que la fumée commença à apparaitre au sein de l’établissement.  Le mur, ancien témoin de la puissance dévastatrice de l’arme du traqueur n’avait aucunement résisté face au moins tout en métal de Lust. Le tableau quant à lui se trouvait maintenant au sol. Même sous une armure intégrale on pouvait ressentir la fierté de l’homme venant de foutre un Bronx pas possible dans l’établissement du jeune serveur. Celui-ci s’exprima :

    - Tu m’as bien regardé petit ? Est-ce que tu as eu l’ombre d’un espoir que je n’aille pas vérifier ce qu’il se cache derrière.

    A partir de ce moment-là, on aurait dit que le traqueur se trouvait maintenant en mission. Une liste de procédures se déclencha :

    - Activation de la lampe.

    - Lampe enclenché.

    - Lancement de l’analyse de sécurité.

    - Lancement de l’analyse en cours. Procédure enclenchée. Merci de bien vouloir patienter quelques secondes. Analyse tridimensionnel terminé. Produit de Contrebande catégorisé A.  Zone non piégé. Merci de bien vouloir contacter Centrale pour la suite de la procédure.

    Contenue détails de la marchandise :
    24 bouteilles de vin rouges
    48 bouteilles de vin blanc
    44 bouteilles de rosées.
    65 bouteilles de Whisky
    10 Saucissons d’origine animale.
    40 Fromage.

    - Ecoute-moi bien petit, posséder de la contrebande est une faute grave. Mais ne pas s’en rendre compte l’est encore plus. Je vais procéder à ton interrogation. S’il s’avère que tu me mens, je ne donne pas cher de ta peau !


    -J'sais pas c'que c'est, m'sieur, j'vous l'jure.


    -Le patron nous interdit d'regarder, c'qui y a derrière. S'vous plait n'y touchait pas.


    Sans état d'âme Lust reprit :

    - Lancement du Scan d’interrogatoire

    - Scan d’interrogatoire terminé :

    Pièce inconnu par le serveur.
    Etat de panique 55 %
    Enregistrement au listing des Travailleurs à surveiller.


    Après s’être emparé d’une bouteille de la contrebande et de l’avoir poser sur le comptoir, Lust s’exprima :

    - Lance la transmission jusqu’au Central.

    Le bruit d’une communication s’enclencha :

    - Central j’écoute.

    - Traqueur Lust, matricule 741 découvertes d’une zone de contrebande dans un bar. Je vous envoi le bilan. En attente des ordres.

    - Bien reçut Traqueur Lust. Après analyse du bilan, procède à la destruction de la contrebande et lance un avis de recherche sur le propriétaire de l’établissement.

    - Que dois-je faire du serveur ?

    - Absolument rien, le traumatisme est à 55%, c’est suffisant.

    - Bien reçut, terminé.

    Lust commença à pianoter sur son clavier puis se retourna vers le gosse et s’exclama :

    - Si j’étais toi, je reculerai un peu.

    Au même moment, Lust balança une grenade au cœur de la planque…

    Puis naturellement, l’homme retourna s’assoir (au bar cette fois ci)

    - Tout se bordel ma donnée soif… Qu’attends-tu pour me resservir ?







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    Isaac A. EdlweissArchitecte
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    par Isaac A. Edlweiss le Jeu 30 Juil - 20:15

    - Lancement du scan d'interrogation.

    Isaac se demandait comment il faisait pour être encore conscient après cela. Cela ? Le traqueur venait juste de DÉMOLIR LE MUR ! Bon... Ce n'était pas la première fois qu'un traqueur défonçait un mur près de lui mais... mais... MERDE ! Il allait se faire virer... PUTAIN DE CONTREBANDE DE MERDE ! Il y était pour rien ! Et il risquait de se faire virer à cause de ça ! Bordel ! Son coeur martelait si fort qu'il lui faisait mal. L'Oublié respirait par grand coup pour tenter de maîtriser sa panique mais il n'y arrivait pas vraiment. La présence du traqueur juste devant lui en était pour beaucoup...
    - Lance la transmission jusqu'au Central.

    Il le lui demandait de lancer la transmission ? Isaac dégagea ses doigts et vit les jambes du Tank qui continua :
    - Traqueur Lust, matricule 741, découverte d'une zone de contrebande dans un bar, je vous envoi le bilan. En attente des ordres.

    Isaac déglutit difficilement. Le Central... Le scan d'int... La contrebande... Il allait prendre tellement cher ! Surement perdre son boulot et... A cette idée, la terreur l'enlaça, et des sueurs glacés se glissèrent le long de sa colonne. Il avait, un fois, été suspendu à cause d'une maladresse et depuis... depuis il craignait que la plus petite maladresse ne le fasse virer. Sur le coup, il avait pensé qu'il pourrait en profiter pour se reposer un peu vu qu'il était une propriété d'un officier, à l'époque, mais... non. Juste non. Son protecteur l'avait traîné dans une maison close et "loué" au gérant pour toute la durée de sa suspension. Il n'était qu'un objet, donc il n'avait pas son mot à dire. Cela avait été horrifiant... La voix du traqueur le ramena brusquement à la réalité.
    - Que dois-je faire du serveur ?

    Isaac releva la tête alors que la panique se lisait sur son visage. Qu'est-ce que ça voulait dire !? Il avait rien fait ! Il tendit l'oreille et réussit à entendre la réponse. Que... Que... 55% de panique ? Il serra le tissu à l'emplacement de son coeur qui battait à la chamade. C'était... C'était une blague ?! Que 55%... haha ! Par contre... Le traqueur ne semblait pas du tout plaisanter. Isaac tremblait comme une feuille à ses pieds. Oh moins, il n'allait pas finir en cellule ! haha...
    - Si j'étais toi, je reculerai un peu.

    L'Oublié, le regard paniqué suivit du regard ce que le traqueur venait de lancer dans le trou. Ah ? Pourquoi donc... ? Il vit que le tas de métal s'éloignait tranquillement alors que ses méninges tournaient à plein régime pour capter. Euhm... Quel était la sentence pour possession de contrebande ? La mort, la prison, l'amende, mais ce qui arrivaient aux produits... "Oh..." Lâcha-t-il en comprenant et en se dépêchant de détaler, à quatre pattes. Il recula vivement jusqu'au bar tandis que le tank lui demandait ce qu'il attendait pour le servir quand...

    BOUM.


    Isaac fut aveuglé et soudainement sourd. Il eut un petit flottement pendant lequel il se crispa, cessant même de respirer, puis un sifflement aiguë perça ses oreilles. Qu... Il... Dressé sur ses coudes, il n'arrivait pas à détacher son regard de l'immense trou. Sol, plafond, mur. Ses yeux étaient comme des soucoupes alors que les sifflements faiblissaient peu à peu. BORDEL DE MERDE ! LE MUR ! L'Oublié fit de l'hyperventilation, la demande du Traqueur lui passa complètement au-dessus de la tête. No... Non ! Mais... Mais non ! Il... Ah ! Non, non, non... Il tourna la tête vers le traqueur avant de reporter son regard sur le mur, n'y croyant pas. Meeerde... Il voulait seulement se rouler en boule pour faire passer la panique mais... Uh... Il posa les mains sur sa bouche pour faire comme un masque et se força à se relever. Client, client, client... Boulot, boulot, boulot. Il ne pouvait rien pour le mur. A part faire une demande de réparation demain. Donc pour le moment s'occuper de l'horrible client... Il avait les jambes fébriles et vraiment pas la tête à ça. Foutu traqueur. Foutu société. Et il ne devait rien dire. Son regard s'éteignit un peu alors qu'il essuyait rapidement ses mains et prenez la bouteille pour le servir.
    - Excusez-moi pour cette attente monsieur, dit-il mécaniquement en le servant.

    Ses mains tremblaient et il en mit un peu à côté. Il détestait ce monde. Sa condition. Il nettoyait le comptoir quand deux traqueurs, attirés par le bruit, firent interruption dans le bar. Un arcaniste et un assassin. Tous les deux des officiers. Bien. De mieux en mieux cette soirée.
    - Le bar va bientôt fermer, répéta-t-il mécaniquement. Vo...
    - TA GUEULE ET LES MAINS SUR LA TÊTE ! Occupe-toi en Mei. rugit l'assassin en se dirigeant vers le comptoir puis s'adressant au Tank. Rapport des faits, immédiatement.

    L'Oublié obtempéra en baissant les yeux. Comme s'il pouvait représenter une menace contre ces blindés. La bonne blague. Il sentait que l'arcaniste, Mei, ne le quittait pas des yeux. Si Isaac appréciait les Chamans et haïssait les Tank, les Arcanistes le terrorisaient de part leurs regards perçant, et les Assassins lui étaient... plutôt sympathique aussi bizarre que ça puisse paraître. Le coeur de l'Oublié s'accéléra alors qu'il entendit les Traqueurs se rapprocher. Ses oreilles sifflaient toujours mais il s'exécuta aussitôt quand le Chaman lui ordonna de se retourner. Il plaça un appareil à la base de son cou et lut les informations.
    - Isaac Alex Edlweiss, serveur, appartenant au commandant Marx -Oh la catin de Marx, il en sera ravi-.

    Un frisson glacé traversa le jeune homme mais il ne répondit rien.
    - Alors, alors... Tu es dehors par couvre-feu, 6 500 unités, tu dépasses ton temps de service, 1 500 unités, ton laissez-passer est fini, 1 000 unités, ton uniforme n'est pas bien entretenu, 500 unités. Ce qui fait 36 heures de cellule.

    Merde ! 9 500 unités d'amende et 36 heures de cellule... Il allait, littéralement, se fait tuer. Il hocha lentement de la tête mais sa détresse se voyait clairement. Tremblant comme une feuille et pâle comme un linge. 9 500 unités d'amende. Il n'en revenait toujours pas... Soirée de merde. Il ne faisait pas attention aux deux autres Traqueurs. Après tout ça ne le concernait pas du tout. Le chaman retira le lecteur en continuant.
    - Tu connais la procédure. Tu n'as pas intérêt à ce que ton bordel retarde l'ouverture du complexe, nettoie-tout ça.
    - Bien monsieur.

    Il baissa doucement les mains en se retournant. Le moral complètement miné. Sûr de ne pas pouvoir tomber plus bas lorsque l'assassin déclara avant de partir :
    - Sous-officier Lust vous vous assurerez que cet Oublié fasse bien ce qu'on lui a dit puis vous le conduirez aux cellules.

    Shit. Un regard empli de détresse de la part de l'Oublié circula entre les deux Traqueurs et le Tank. Non ! Non, non, non ! Son regard finit par s'arrêter sur la porte close et il se mit à tous les maudire en la regardant. Un brusque excès de colère le fit jeter son torchon en s'exclamant.
    - 'faites chier, merde !

    Hrp > Assassin en ff6600 et Chaman en ccff00
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    par Traqueur Lust le Ven 31 Juil - 18:25



    - Excusez-moi pour cette attente monsieur

    Lust qui s’empressa de finir son verre reprit la parole :

    - Que ce soit la dernière fois où tu sois aussi lent, je te préviens.

    Le serveur hésitant cherchait à tout prix à fermer son bar afin de réguler la situation. Cependant, il ne pouvait en rien prévoir la suite des événements :

    Lust qui remarqua rapidement l’arrivé des deux autres Traqueur par son scanner thermique grogna :

    - Il ne manquait plus que ça. Je sens qu’on va bien s’amuser.

    Les deux hommes arrivant à toute allure dans le bar. Isaac chercha à faire sortir tout ce beau monde :


    - Le bar va bientôt fermer, répéta-t-il mécaniquement. Vo...

    - TA GUEULE ET LES MAINS SUR LA TÊTE ! Occupe-toi en Mei. rugit l'assassin en se dirigeant vers le comptoir puis s'adressant au Tank. Rapport des faits, immédiatement.

    - Isaac Alex Edlweiss, serveur, appartenant au commandant Marx -Oh la catin de Marx, il en sera ravi-.

    - Traqueur Lust, retour de mission classé top secret. En permanence jusqu’au levé du couvre-feu. Dépistage de contre bande dans ce bar détecté, et procédure de destruction accepté par Central.



    - Bien. Pour le moment sous-officier Lust, contentez-vous de nous laisser travailler.

    - Bien Monsieur.

    Le premier traqueur se dirigea maintenant vers Isaac et reprit la parole :


    - Alors, alors... Tu es dehors par couvre-feu, 6 500 unités, tu dépasses ton temps de service, 1 500 unités, ton laissez-passer est fini, 1 000 unités, ton uniforme n'est pas bien entretenu, 500 unités. Ce qui fait 36 heures de cellule.


    - Tu connais la procédure. Tu n'as pas intérêt à ce que ton bordel retarde l'ouverture du complexe, nettoie-tout ça.

    - Bien monsieur.

    - Sous-officier Lust vous vous assurerez que cet Oublié fasse bien ce qu'on lui a dit puis vous le conduirez aux cellules.

    - Oui Monsieur. Petit si tu veux bien me suivre…

    L’enfant qui craqua psychologiquement s’exprima :

    - 'faites chier, merde !

    Automatiquement Lust le frappa a grand coup de genoux plusieurs fois pour lui faire passer cette affront.
    Puis il le releva et l'obligea a marcher plusieurs heures.

    Nos deux compagnons marchèrent silencieusement. Et dans un silence qui ressemblait plus à un convoi mortuaire qu’autre chose, le poids de l’armure de Lust raisonnait violemment. Arrivé face à un grand bâtiment surveillé, le Traqueur s’identifia puis mena l’enfant dans son cachot.  Très simplement Lust dit :

    - C’est ici.


    Puis fermant la cellule derriere lui, il ajouta avant de partir.

    - Je reviendrais te chercher dans 36 heures.

    A l’intérieur de la prison, une autre personne aux cheveux bleu/mauve semblait endormie…


    On ne lui connaissait ni nom ni visage. Il habitait cent lieux, n'en approuvait aucun. Ses yeux étaient limpides mais on n'y lisait rien, aucune vie, aucun sentiment qui puisse permettre à quiconque d'engager avec lui la moindre conversation. Quand on posait une question à son corps déserté d'esprit vivace, on ne comprenait pas ce qu'il nous répondait. Ses lèvres froides se muaient en obscènes replis de chair blafarde, et sa langue humide s'agitait derrière une rangée de dents.

    Comme une créature prisonnière d'un cachot d'obscurité mouillée exécutant une danse lubrique... Tant et si bien que, aussi vite qu'on avait eu de la curiosité pour lui, on décida de ne plus lui adresser la parole pour échapper au spectacle atroce qu'offrait son corps hostile à la beauté des êtres. On en vint rapidement à le considérer comme partie intégrante de l'organisme, une chose sur laquelle on pouvait passer sans avoir à faire preuve d'un brin d'humanité. On lui parlait comme on s'excuse machinalement d'avoir percuté un objet, ses geôliers le rudoyaient comme on ronchonne contre une machine à café défectueuse.

    Peut-être eut-il parfois des expressions humaines, mais personne ne prêta plus attention au tombeau de son visage après les premiers jours, et on se borna à oublier qu'il était un être humain comme nous ; il n'avait pas l'air de le savoir lui-même, et personne n'était prêt à l'affirmer pour lui. Alors, sans qu'on prenne en compte la réalité de son existence, on continuait de le côtoyer en passant parfois sur son image livide comme sur un élément du décor dénué d'importance et d'attrait, sans s'arrêter dessus et sans aucune pensée à son égard. Il était comme la projection d'une pellicule brûlée.

    Il vivait dans ce néant perpétuel, baignant dans le silence et le non-lieu constant, perdu entre les abîmes qui séparaient les autres cellules, sans jamais posé vraiment le pied dans aucune d'entre elles…
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    par Isaac A. Edlweiss le Ven 31 Juil - 21:07

    Isaac ne vit guère le coup de genou venir et se retrouva rapidement au sol. Meurtri. Mais ça n'arrêta pas le Traqueur qui en rajouta quelqu'un. Histoire de bien faire passer la leçon. L'Oublié était au bord des pleures. Il avait si mal alors qu'il n'avait rien fait ! Ses côtes le brûlèrent et rapidement respirer devient un calvaire. Mais ça, le Tank n'en avait strictement rien à foutre. Il le força à se relever, et la descente vers les Cellules commença. Isaac tenta bien de protester au début, qu'il devait faire le ménage avant d'aller en cellule, mais il se reçu une taloche qui le fit complètement taire. Se repliant sur lui-même, il cherchait toutes les punitions qu'il se recevrait pour : ne pas avoir fait le ménage, retardé l'ouverture, ne pas être présent -car évidemment il travaillait les trois jours suivants- et... MERDE ! Avec horreur, il réalisa qu'il avait laissé le bar ouvert. L'Oublié se morfondait de cette soirée de merde.

    Les Cellules se trouvaient bien loin du complexe de restauration. Pour être exact, il fallait traverser l'immense zone militaire pour accéder au bâtiment qui servait de prison. Pile au milieu du terrain d'entrainement au tir. Cette endroit avait toujours foutu la trouille au petit Oublié et il détestait y aller. La peur lui nouant le ventre, il baissa la tête à la vue des cannons, des sentinelles et des piliers de torture. Quel lugubre endroit...
    - C’est ici. Je reviendrais te chercher dans 36 heures.

    - Merci, je le sais déjà, répondit insolemment Isaac du tact au tact en pénétrant dans le petit carré qui servait de cellule.
    Heureusement que le traqueur referma la porte, sinon il se serait bien fait massacré. Le regard épuisé, las, il soupira. Que lui était-il arrivé... ? Comment avait-il fait pour tomber si bas... ? Lui, l'obéissant petit mouton... Il n'était peut-être pas aussi obéissant que cela... ? Peut-être qu'il pourrait être Alex... Non, non, il devrait mieux se sortir ces histoires d'enfants de la tête. Un mouton et juste un mouton. Il ne serait jamais rien d'autre. Le coeur lourd, son regard se posa finalement sur... Sur... sur cette personne.

    Isaac avait toujours été tenu à l'écart du quotidien des autres Oubliés. Il était la catin de Marx. Simplement ça. Il n'avait fait que de rapide saut à Weiko, et toujours selon le même itinéraire. Il ne voyait donc jamais les véritables horreurs de ce monde. Sauf lorsqu'il se retrouvait en cellule. Le jeune Oublié recula, terrifié, incapable de prononcer le moindre mot. Ce n'était pas la même terreur qu'avec les Traqueurs, là, c'était une terreur plus profonde. Se nourrissant de si et de ses contes. Et si Marx ne l'avait jamais acheté, il aurait peut-être fini comme ça... Mais il pouvait y faire quelque chose, non... ? Essayer de faire quelque chose qui rendrait honneur à ces pauvres contes de gosse. Et risquer la mort ? Pff ! Pourquoi l'avait-on laissé avec un crevard !? Mais non... Isaac serra les dents, au bord des larmes, en reculant encore un peu. Il voulait sortir de ce cauchemar. Il aurait voulu naître autrement. Être comme le grand Alex ! Mais il n'était qu'un mythe...
    - Vous êtes vivant... ?

    Isaac plaqua les mains sur sa bouche en se rendant compte qu'il l'avait vraiment dit. Il recula encore mais se retrouva complètement adossé à la porte de la cellule. Pitié, il voulait juste sortir ! Si ce type était juste en train de crever lentement dans une prison c'est qu'il avait sûrement dû faire un truc vraiment illégal. Mais... mais c'était un homme ! Il ne pouvait pas laisser faire ça ! Aller... Isaac. Un peu de courage. L'Oublié n'était quand même pas une pucelle effarouchée ! Aller, aller ! Il s'avança de quelque pas. Le Traqueur ne l'avait même pas fouillé, il devrait donc encore avoir sa gourde...
    - Hey, fit-il en s'approchant à pas feutré et en sortant la petite pochette d'eau. Vous... en... voulez ?

    Accroupit en face de l'homme, Isaac dû se faire violence pour ne pas reculer face à sa puanteur. Il tendait à peine le bras tellement il était terrifié. Mais... Si l'homme ne lui répondait pas, le petit Oublié n'allait pas chercher plus loin.
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    par Furi Soru Kasai le Sam 1 Aoû - 15:19



    Furi tend l’oreille, encore une fois. Il le sait déjà, ce bruit,  l’homme le connaît. Furi l’a déjà entendu des centaines de fois. Il l’entend chaque jour à dire vrai, à la même heure et pour une même durée. Ça claque doucement, c’est cadencé. L’homme appuie l’oreille contre la porte et écoute. Furi ferme les yeux.

    Furi est tout entier concentré sur le bruit. Il arrive. Son cœur s’emballe, accélère à mesure qu’il approche de la porte. Ses mains glissent malgré lui sur le mur froid et sans vie comme une caresse, puis se font pressantes, insistantes. Le bruit est à son apogée, il ne sera jamais plus fort. Furi ne l’entendrai jamais mieux. Seule la porte le sépare de lui.  Furi se presse contre celle-ci, avec le désir de s’y fondre et de s’approcher davantage. Mais les barreaux tienne bon et  Furi ne peux que se coller à lui et écouter le bruit s’éloigner, doucement et s’enfoncer encore et encore dans le couloir, jusqu’à disparaître derrière une autre porte qui se ferme. Il n’y a plus que le silence.  Furi reste ainsi quelques instants, la joue contre le mur, les yeux fermés, tentant de graver dans sa mémoire chaque vibration, chaque son qui lui est parvenu. Si seulement il avait pu traverser…

    Furi se retourne, dos à cette porte qu’il hait malgré ses caresses, que l’homme abhorre malgré ses étreintes. Cette porte qui n’est rien et qui est tout à la fois. Cette porte qui le retient ici.  Furi est son prisonnier. Furi se laisse glisser doucement contre elle, jusqu’à s’asseoir sur le sol. Son odeur agresse ses narines. Furi ne pense plus qu’au bruit. Furi ne pense qu’à lui, qu’à sa proximité. Il était si proche… Mais il y a la porte. Toujours la porte.

    Quand cette cage dans laquelle Furi vis lui paraît trop petite, quand les murs se rapprochent et que l’angoisse l’oppresse, l’homme imagine le bruit s’approche doucement de sa porte. Furi l’imagine s’amplifier, encore et encore mais ce serait différent cette fois-là. Le bruit s’arrêterait à son apogée. Il s’arrêterait là, plus proche que jamais. Devant la porte. L’homme imagine la poignée tourner enfin et son gardien s’écarter en grinçant, laissant une nouvelle personne entrer. Furi verrais le couloir,  Furi verrais les néons du plafond illuminer sa prison. Et si Furi baissais les yeux, l’homme verrais son sang le quitter.  

    Furi ne sais combien de temps il reste appuyé contre la porte, combien de temps l’homme reste assis, combien de temps son esprit résonne du bruit de peurs. Suffisamment longtemps pour avoir des fourmis dans les jambes, le fessier engourdi, l’estomac qui gronde d’être si vide. Soupirant, Furi redresse la tête et se relève, sans vraiment l’avoir décidé, sans en avoir réellement envie.
     
    Furi se traîne dans cet environnement si familier et si étranger à la fois, que  Furi chéris et que  Furi hais en même temps. Furi se sent protégé ici. Protégé de la souffrance, protégé de la peur, protégé du malheur. Protégé du plaisir, protégé de l’envie, protégé du bonheur. Protégé de la moindre émotion, du moindre sentiment. Furi est vide. Aussi vide que la cellule. Aussi passive qu’elle. Aussi désert.

    Quelle heure est-il ? Fait-il encore nuit ? Ou le jour est-il levé depuis longtemps déjà ? Il suffirait qu’il lève la tête, il suffirait que Furi ouvre les yeux, il suffirait d’un rien. Mais Furi reste là, étendu, incapable de bouger. Le silence l’a réveillé encore. Ou peut-être qu’il n’ pas dormi. Furi ne me souviens pas.  L’homme doit se lever. Il le faudrait. Mais Furi n’arrive pas à prendre la moindre décision. Il faut que  Furi trouve une raison. Une raison de se lever. Une raison de vivre encore un peu, ne serait-ce qu’aujourd’hui. Tandis que le silence l’oppresse, son esprit vagabonde encore…



    Et puis quelque chose d’imprévus se produit :

    - Vous êtes vivant... ?

    Un bruit. Non, pas un bruit. Le bruit. Son corps ne l’appartient plus. Son cœur s’emballe. Cet instant,  Furi l’ai rêvé,  Furi l’ai imaginé,  Furi l’ai espéré. Cet espoir fou qui l’a maintenu en vie, qui l’a poussé à se lever chaque matin, qui l’a retenu quand plus rien n’avait de sens et que la facilité s’imposait à lui. Cet espoir qui se concrétise aujourd’hui. Furi reste immobile, incapable d’esquisser le moindre mouvement. Il écoute. Que peut-il bien faire ?

    Combien de temps reste-t-il immobile ?  Furi n’a plus la notion du temps qui passe, la vie semble avoir cessé de suivre son cours. Ce moment est celui qu’il attend depuis toujours. Il est décisif. Aujourd’hui sa vie va changer. Quoi qu’il décide de faire.  Furi ne peux plus continuer ainsi. Ce jour est celui de sa délivrance. C’est ainsi que malgré tout il décida qu’il devait s’échapper et cela avec son nouveau compagnon de cellule.

    Et le miracle se reproduit une deuxième fois :

    - Hey. Vous... en... voulez ?

    D’un effort sur humain, l’homme prit la parole, chose qu’il n’avait pas faite depuis longtemps…

    -Alex ? … C’est toi ?


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    Isaac A. EdlweissArchitecte
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    par Isaac A. Edlweiss le Dim 2 Aoû - 13:45

    - O... Oui... Non.

    Isaac était pétrifié. Pétrifié de peur. Pétrifié de surprise. Pétrifié d'être face à cet inconnu. Il se serait volontairement liquéfié sur place s'il l'avait pu mais il resta bouche bée à dévisager l'homme. Les questions se pressaient dans sa petite tête d'Oublié. Des questions sans queue ni tête. Se formant pour s'oublier presque aussitôt. Le jeune homme était si stupéfait qu'aucune émotion ne pouvait se lire sur son visage. Alex. Alex. Alex. Isaac se laissa lourdement tomber sur ses fesses alors que son rire fusa. Teinté d’hystérie. C'en était beaucoup trop pour le petit mouton qu'il était ! Voilà même pas trente secondes qu'il se morfondait de ne pas pouvoir être Alex -Alex le grand Alex, celui qui triomphait de tout- et voilà que ce type -puant, perdu, sûrement cinglé sur les bords, lui permettait de l'être ! Alors qu'ils étaient coincés dans une cellule au beau milieu d'un terrain de tire ! Mais... Son rire s'arrêta aussi brusquement qu'il avait commencé. Mais il était juste, Isaac. Le coeur lourd, il se pose en tailleur et accorda un sourire triste à l'homme.
    - Isaac Alex Edlweiss, m'sieur. Mais si ça vous arrange vous pouvez m'appeler Alex.

    L'idée de se faire passer pour Alex avait bien effleuré l'esprit du jeune Oublié, lui avait, pendant quelques secondes, montré un futur plus simple où il ne se ferait pas battre pour des choses qu'il n'avait pas commises, où tout irait un peu mieux... mais il l'avait rapidement balayé. Il n'était que le fils d'une catin délirante, et rien d'autre. Son protecteur lui avait bien fait rentrer ça dans la caboche au final. Isaac regarda brièvement l'homme enveloppait dans une sorte de... d'écharpe cape. Il se demanda depuis combien de temps il moisissait ici, mais n'osa demander. Il semblait déjà n'avoir que la peau sur les os, signe qu'il devait être là depuis un moment. Il se contenta de dévisser le bouchon de sa gourde et de la tendre à l'homme. Va savoir pourquoi, il n'en avait plus peur.
    - Buvez un peu, souffle-t-il un peu inquiet par son état, ça ira mieux après.

    Isaac se fichait un peu de son état, lui, il n'était là que pour 36 heures et quand son protecteur viendrait le chercher, il aurait à boire et à manger. Même si ça ne serait pas dans l'immédiat, mais l'homme... L'Oublié qui ne supportait pas le silence pesant de la cellule soupira doucement. 36 heures à attendre ici... Il se tordait les doigts, mal-à-l'aise. Qu'est-ce qui l'attendrait dehors... Comment Marx allait il le punir cette fois ? Toutes ses inquiétudes lui retournaient le ventre. Son ventre si désespérément vide. Il aurait mieux fait de manger avant le service. Ah... Soirée de merde.
    - Vous... Vous êtes ici depuis longtemps ?

    Isaac avait soudainement peur du silence qui l'entourait. Comme s'il signifiait l'oubli, l'insignifiance, la mort... Alors il parlait pour tromper la mort. Pour affronter la nuit. Parler, parler, parler et encore parler. Il savait que c'était futile que ses pauvres mots n'avaient pas d'effets, qu'ils ne trompaient même pas l'ennuis mais... il ne pouvait pas rester dans ce silence.
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    Furi Soru KasaiInformaticien
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    par Furi Soru Kasai le Lun 3 Aoû - 17:59



    L’enfant hésita longuement et un silence s’installa. Furi ne savait pas quoi dire d’autre encore choqué de voir son meilleur ami assis à côté de lui. L’illusion était si puissante que les premières secondes furent réelles. Puis comme par enchantement, Isaac s’exprima finalement :


    - O... Oui... Non.

    L’homme dans les vapes ne comprenait pas réellement l’hésitation de son compagnon de cellule. Cependant, au timbre de sa voix Furi sortie de ses chimères et comprit qu’il avait fait erreur sur la personne. Faiblement, il reprit la parole :

    - Oui ou non ? Est-ce si compliqué de connaitre son identité ? Je veux bien qu’au bout d’un certain temps d’emprisonnement on perde la notion du temps, mais sache que c’est une des choses les plus précieuses qu’ils ne nous enlèveront pas…

    Et puis des plus naturellement Isaac s’exprima d’une manière beaucoup plus claire :

    - Isaac Alex Edlweiss, m'sieur. Mais si ça vous arrange vous pouvez m'appeler Alex.

    L’homme pour  la première fois ouvrit les yeux et observa son compagnon de plus près. Tout en le scrutant, celui-ci ajouta :


    - Je vois… Tu t’appelles donc Isaac, c’est étrange tu me fais penser à quelqu’un que je connais bien. Mais c’est surement une impression de déjà-vu. Excuse-moi…


    Toussant à nouveau, l’homme se rendit compte qu’il perdait beaucoup de sang. Cela était surement du au long traitement qu’il subissait depuis des mois durant dans cette cellule infernale.

    - Buvez un peu, ça ira mieux après.


    Pendant qu’il s’empressa de boire, chose qu’il n’avait pas faite depuis des jours (ou du moins de manière suffisante) Isaac en profita pour poser une question :

    - Vous... Vous êtes ici depuis longtemps ?

    Furi, un léger sourire au coin ajouta :

    - Beaucoup trop longtemps. Mais cela ne va pas durer, nous allons nous échapper.  

    Puis se redressant, l’homme ajusta son écharpe et dit mystérieusement :

    - Tu es la pour une courte peine, surement moins d’une semaine n’est-ce pas ?

    Les yeux pétillants et pleins de mystère, l’homme reprit la parole avant qu’Isaac n’ait le temps de répondre :

    - N’en as-tu pas marre de te faire marcher sur les pieds ? N’en as-tu pas marre de croire aux mensonges de la société ? N’en as-tu pas marre de vivre comme un robot ? Car si tel est le cas, tu peux encore changer cela. A jamais. Pour cela, je vais avoir besoin de ton téléphone (ils n’ont surement pas pris la peine de te l’enlever).

    Cependant, si ta vie ennuyeuse et dépassé te convient, tu peux te contenter de purger ta peine. Mais dans ce cas-là, notre conversation est terminée.
     

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    Isaac A. EdlweissArchitecte
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    par Isaac A. Edlweiss le Mar 4 Aoû - 19:21

    Isaac inclina la tête en voyant l'homme lui sourire. Avait-il dit quelque chose de drôle ?
    - Beaucoup trop longtemps. Mais cela ne va pas durer, nous allons nous échapper.

    Une lueur de curiosité s'alluma dans les yeux bleus-verts du jeune Oublié avant d'être rapidement balayé par un petit sourire amusé. S'échapper ? Qu'elle était bonne celle-la ! Ils étaient enfermés, dans une prison, en plein milieu d'un champ de tir ! Comme s'ils pouvaient s'échapper ! Puis, la prison était dans la base militaire alors c'était encore plus suicidaire. Euhm... Le sourire d'Isaac se fâna en captant qu'il avait dit "nous". Nous ?! Comment ça ?! De panique, le jeune homme se redressa et s'éloigna de quelques pas. Ce type était complètement cinglé et allait l'amener à la Mort !
    - Quoi ?! s'exclama brusquement le petit Oublié en le regardant comme un dément. S'échapper vou...
    - Tu es la pour une courte peine, surement moins d’une semaine n’est-ce pas ? N’en as-tu pas marre de te faire marcher sur les pieds ? N’en as-tu pas marre de croire aux mensonges de la société ? N’en as-tu pas marre de vivre comme un robot ? Car si tel est le cas, tu peux encore changer cela. A jamais. Pour cela, je vais avoir besoin de ton téléphone (ils n’ont surement pas pris la peine de te l’enlever).

    Cependant, si ta vie ennuyeuse et dépassé te convient, tu peux te contenter de purger ta peine. Mais dans ce cas-là, notre conversation est terminée.


    Isaac recula encore, de frayeur. Il ne voulait pas lui répondre. Ce type l'effrayait vraiment. Comment pouvait-il prétendre s'échapper alors que... que ça ! Ils étaient en plein milieu d'une prison et tout ! Et puis... Les yeux du garçon s'agrandirent comme des soucoupes en voyant le sang derrière lui. Bordel mais qu'est-ce qui se passait !? Son compagnon de cellule devait surement délirer pour dire des choses pareilles mais ça n'empêcha pas l'Oublié de reculer jusqu'au coin opposé comme un animal effrayé. Il ne comprenait rien au discourt de l'homme à écharpe. Comment pouvait-il faire ça ?! Les Oubliés étaient tous destinés à être écrasé par les Traqueurs. Un point c'est tout ! Et ceux qui tenter de s'élever se faisaient écraser comme des insectes par les traqueurs. Il n'y avait rien pour changer cela ! Et c'est sur ce point précis que le garçon n'y comprenait rien.

    Isaac inspira brusquement pour se chercher du courage et prit son téléphone qu'il cacha derrière son dos. Juste pour le protéger au cas où l'homme voudrait le prendre de force.
    - Qu'est-ce que vous racontez ?! s'exclama-t-il avec suspections et hystérie. De telles choses sont Impossible ! Comment voulez-vous qu'on échappe à ces armures ambulantes ? Elles sont partout ! Et quand bien même ce serait pour faire quoi ?! Fuir, fuir et encore fuir ?! Les affronter est totalement im...

    Minute. Le cerveau du garçon tourna soudainement à plein régime. Il savait que les Traqueurs affrontaient des rebelles qui avaient pénétrés le système et qui tentaient de le faire sauter. Il savait que parfois ces rebelles étaient arrêtés. Interrogés. Puis exécutés en public. Le regard de l'Oublié glissa lentement de l'homme à la tâche de sang. Il blêmit alors qu'il faisait le rapprochement.
    -... possible, termina-t-il difficilement en le regardant.

    Isaac resta pétrifié dans son coin en ne pouvant détacher son regard de l'homme. C'était pas possible. C'était pas possible... Il aurait encore voulu se liquéfier sur place, mais cela lui était toujours impossible et il se ramassa lentement sur lui, une expression terrifiée sur le visage. Comment cela se pouvait-il ?! Pourquoi lui ?! Pourquoi maintenant !? D'abord Alex et maintenant cette occasion... cette si petite occasion. Le blondinet inspira et détourna le regard. Il pouvait s'enfuir. S'enfuir... Ce mot sonnait tellement doux dans son esprit. Et pourtant il était dur... Il suffisait de louper son coup et... et... Inspirer. Oui. Isaac voulait s'enfuir. Il voulait quitter cette base. Arrêter de se faire abuser et exploiter.
    - Vous êtes l'un d'eux ? souffla-t-il en regardant ailleurs. Qu'est-ce qui se passera ensuite ?

    C'était pas possible, se répétait-il. Pas possible qu'une telle chance s'offrait à lui. C'était inespéré. C'était rêvé... Oui, ça devait être ça. Il devait être en train de rêver, après avoir été assommé par ce bourrin de Traqueur, et il délirait. Ce n'était pas la première fois que ça lui arrivait. Se conforter avec l'idée que ce qu'il vivait en ce moment n'était qu'un rêve le rassura énormément et il parvient à se détendre un peu. Autant profiter de ce rêve !
    - Si... commença-t-il en regardant les pieds de l'homme. vous me promettez que vous ne me laisseriez pas, je... il se mâchouilla la lèvre en tendant le téléphone et en relevant la tête, une lueur d'espoir et de terreur dans les yeux. Je... vous suis...
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    par Furi Soru Kasai le Mer 5 Aoû - 15:11




    - Qu'est-ce que vous racontez ?! De telles choses sont Impossible ! Comment voulez-vous qu'on échappe à ces armures ambulantes ? Elles sont partout ! Et quand bien même ce serait pour faire quoi ?! Fuir, fuir et encore fuir ?! Les affronter est totalement im...

    - Impossible c’est ça ? Je vois que la propagande des Traqueurs fonctionne bien. Mais ils ne sont pas aussi puissants qu’ils le disent.

    -... possible

    - Avant de rencontrer certaines personnes, j’étais aussi ignorant et peureux que toi, mais tout cela à changer depuis.


    - Vous êtes l'un d'eux ? Qu'est-ce qui se passera ensuite ?


    Furi se mit à sourire désireux de ne pas répondre. Mais finalement, après quelques secondes de réflexion, il dit :

    - Et puis après, ça changerait quoi ? Je suis simplement un homme libre qui aime la littérature et apprécie le contacte des chiffres. Et aucun envahisseur ne m’empêchera de me sentir vivant à travers ses arts.

    L’enfant semblait perdu face aux mots qu’employait Furi. Si bien que celui-ci mit plusieurs minutes à chercher ses mots :

    - Si... vous me promettez que vous ne me laisseriez pas, je... Je... vous suis...

    - Tu es sur de toi petit ? Car ton choix sera irréversible, si on te retrouve, tu seras considérés comme Transgresseurs. Très bien c’est partie !

    Puis Furi s’empara du portable. L’homme sortie de son écharpe une trousse d’outils et commença à le bricoler, et limite à le démonter. Au bout de quelques instants, Furi chuchota à voix basse :

    -Steals tu me reçois ?

    L’appareil grisonna de plus belles, faisant un bruit pas possible.

    - Steals ? Fais chier ! La connexion est un peu faible…

    Puis au bout d’un certain temps, un son sorti de l’appareil, une voix féminine et douce :

    - Furi, c’est toi ?

    - Steals, c’est urgent, j’ai besoin d’une extraction. On est en danger là.

    - Le portable sur lequel tu te connectes est un peu vieux, mais je vais pouvoir faire une altération de la réalité en implantant un programme de troisième génération. Tu disposes de deux minutes d’invisibilités, mais attention à ne pas rentrer dans des personnes. L’écran de fumé disparaîtrait automatiquement.  Je te transfère  tes panneaux d’outils aussi. C’est tout ce que je peux faire pour toi.

    - Merci Steals.

    - Bonne chance !

    Puis la connexion à l’appareil fut interrompue. Et Furi reprit la parole cette fois destiné

    - On bouge petit ! D’abord on va se débarrasser de ses menottes informatiques.  Bien que ma boite à outil n’ait pas suffi à me libérer, un simple code crypté et le tour est joué.

    Puis, comme par enchantement, les menottes sautèrent.

    - Bien maintenant, la porte principale.

    De nouveau Furi bidouilla à toute allure sur le portable qui ressemblait plus maintenant à une commande géante, et la porte s’ouvrit.

    - Plus qu’une minute quarante d’invisibilité, il faut vraiment qu’on se bouge…


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    Isaac A. EdlweissArchitecte
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    par Isaac A. Edlweiss le Jeu 6 Aoû - 13:30



    Transgresseur, transgresseur, transgresseur... c'était donc comme ça que s'appelait les rebelles... Isaac se mâchouillait la lèvre en le regardant démonter son téléphone. Il était complètement perdu. C'était quoi d'la propagande ? Et un envahisseur ? L'Oublié se mit à se tordre les doigts en se demandant s'il avait fait le bon choix. Il était complètement perdu dans toute cette histoire... Il ressentait les lourds battements de son cœur et avait l'impression qu'un poids lui comprimait la poitrine alors qu'il l'observait faire. Co... Isaac sursauta brusquement quand un boucan se fit entendre. Merde. L'alarme ? Affolé, il regarda autour de lui, dans les coins de la pièce, là où se trouvait les caméras. Les prisonniers étaient toujours sous surveillance... Comment voulait-il s'en sortir !? Les mains moites, Isaac écouta avec curiosité la discussion. L'homme s'appelait donc Furi ? Et la personne avec qui il parlait Steal. Uhm... Il ne savait pas pourquoi mais ça sentait extrêmement mauvais. Les termes lui échappaient et rapidement il se mit à sauter d'un pied à un autre, mal-à-l'aise. Il avait beau essayer de se convaincre que c'était un rêve, la panique l'enlaçait comme si c'était la réalité...
    - On bouge petit ! D’abord on va se débarrasser de ses menottes informatiques. Bien que ma boite à outil n’ait pas suffi à me libérer, un simple code crypté et le tour est joué.
    - Qu... quoi ?! s'exclama de surprise le jeune homme en voyant ses menottes tomber.
    - Bien maintenant, la porte principale.

    Isaac avait les yeux grands ouverts. BORDEL ! Comment il avait ça ?! Son coeur s'élança brusquement à l'annonce d'un certain temps. Euh... quoi ? Mais... Ah... Il ne valait mieux ne pas traîner. Le jeune Oublié inspira profondément et se dirigea vers la porte.
    - Euhm... On pourrait passer par le Videur...

    Il n'eut pas le temps d'approfondir son plan qu'une alarme strident s'éleva. Ah ? L'alarme ? Uh... C'est vrai qu'une porte de cellule qui s'ouvre c'est visible au caméra. Il y avait toujours des blocs de quatre cellules, affreusement petite, puis des couloirs. Dans la partie où ils étaient, il y avait six blocs et il se trouvait au bloc deux, signalé par un immense 2 au-dessus de la porte. Isaac regarda avec affolement Furi comme s'il allait pouvoir les sauver. Puis son regard glissa derrière lui et vit la trappe dans le mur, du bloc 3, juste après une intersection.
    - Par ici, s'exclama-t-il en l’entraînant vers.

    D'un pas rapide, il réduit la distance et ouvrit le passage, passant la tête dedans il eut un soupir de soulagement en voyant un immense tas de linge. La buanderie ! Les plans lui revirent brusquement en tête alors qu'il pressait l'homme de sauter. L'alarme le faisait stresser et pourtant, il était étrange calme. Alors qu'il enjambait le rebord, il vit une immense silhouette apparaître dans le couloir. Uh. Tank. Sans demander son reste, il se laissa tomber dans le linge.

    Isaac eut le souffle coupé en atterrissant. Il n'avait jamais fait ça et espérait ne jamais le refaire. La buanderie était une immense salle terne où s'élevait un mur de machine à laver, un autre d'essoreuse, des bassines remplies d'eau fumantes et de produits chimiques étaient présentes autour d'une immense bouche d'évacuation des eaux au milieu. Des bancs ternes où s'entassaient des linges prêts à être plier ou raccommodé, mais il n'y avait personne. C'était comme s'ils s'étaient volatilisés en l'espace d'une seconde. Ici, l'alarme surpasser le bruit des machines. Tous les Oubliés avaient désertés comme l’exigeait le règlement. Partis se parquer, face contre mur dans le couloir. Isaac connaissait bien cette endroit pour y avoir travailler un moment étant gosse. Il se dépêtra des draps et sautilla jusqu'à une table où y avait des masques bien alignés. Il en lança à Furi et alors qu'il le mettait il l'informa.
    - On va passer par ça, fit-il en pointant du pied l'évacuation. Mais c'est plein de produit... Et c'est direct les égouts. Si... Si la grille n'a pas été remplacé, on pourrait sortir par la Fosse à merde, c'est plus sûr puisque les sorties sont surveillés... Ou vous avez une planque qui correspond avec les égouts ?

    La Fosse à merde était le nom donné pour désigner l'immense bassin où se rejoignait les égouts avant de descendre dans Victy. Un endroit tout à fait dégoûtant où personne n'aimait traîner. Un simple loquet retenait la grille et il l'ouvrit. Il y avait toujours un traqueur pour surveiller la blanchisserie mais comme l'alarme avait sonné, ils avaient dû se rejoindre pour patrouiller. Le blondinet descendit en premier, il y a bien assez de place pour qu'il avance mais pas plus. S'accroupissant, il se mit à ramper pour entrer dans le conduit. Juste assez grand. Bonheur... Par contre il sentait déjà la brûlure des produits sur ses mains. Se retournant pour vérifier si l'homme le suivait, il joignit la parole au geste :
    - Vous suivez ?

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    par Furi Soru Kasai le Jeu 6 Aoû - 14:33



    - Euhm... On pourrait passer par le Videur...


    Furi écoutant à moitié l’enfant, semblait préoccupé par son écran. Comme s’il était en train de prévoir quelque chose de plus lointain… Cependant, celui-ci prit tout de même la peine de répondre :

    - Ce n’est pas une mauvaise idée, mais dépêchons nous. Il ne faut pas qu’ils nous retrouvent.

    Les deux évadés se dépêchèrent de fuir et Fury se contenta de suivre le jeune homme qui semblait plutôt doué en orientation. Se pourrait-il qu’il possède des aptitudes pour devenir architecte ? Isaac le guidait avec perfection, évitant sur la route tous les dangers :

    - Par ici

    Après avoir esquivé un Traqueur Tank avec brio, les deux amis n’eurent pas le choix que de passer par les égouts. Chose qui ne fit pas plaisir à Furi, en vue de sa blessure au ventre. Mais il n’avait pas le choix.

    - On va passer par ça, mais c'est plein de produit... Et c'est direct les égouts. Si... Si la grille n'a pas été remplacé, on pourrait sortir par la Fosse à merde, c'est plus sûr puisque les sorties sont surveillés... Ou vous avez une planque qui correspond avec les égouts ?


    Furi réfléchit deux minutes, puis ajouta :

    - Laisse-moi m’occuper de ça. Une fois dans les égouts, il faudra marcher pendant une heure environs.

    Puis sans attendre la réponse de l’enfant, ils entrèrent au contact des produits chimiques.

    L’innocent trébucha à plusieurs reprises, puis sa tête devint douloureuse. Elle tournait, brûlait, tout s’y embrouillait, de ses souvenirs  aux paysages sombres du crépuscule qu’il arpentait. Puis un flot de sang jaillit de son nez, et de sa bouche. Peu à peu, l’énergie de la vie désertait ce corps approchant du trépas. Furi perdit la vue, puis des gémissements et des hurlements sortirent de son corps. Ses cris déchirèrent le silence glacial du lieu. Il souffrait, il agonisait. Le volume de sa vois atteignit son apogée Il attendit, combattit, faiblement, vaillamment. Il espéra. Ses muscles se raidissaient, de manière non coordonnée, saccadée, et son corps, secoué de plus en plus violemment par des spasmes d’une douleur fulgurante, s’épuisait. Il n’avait plus de voix. Mais du peu d’énergie qu’il lui restait, il réussit finalement à s’extirper du lieu maudit.

    L’enfant qui prit la peine de tourner la tête ajouta :

    - Vous suivez ?

    Furi ne trouvant pas l’énergie de répondre à haute voix se contenta d’hocher la tête.
    Une fois dans l’égout, une surprise de taille les attendez. En face deux se trouvait un barrage de Traqueurs.

    Furi réagit au quart de tours.

    - Steals, c’est maintenant.

    - Tu n'auras pas d'autre utilisation est tu sur de la vouloir maintenant ?

    - Je sais, mais on à pas le choix.

    Le portable se mit à vibrer jusqu'a ce que les composants soient entièrement en surchauffe.[/color]

    - Attention ça va secouer : création de l’issue de secours, matérialisation d’un programme de troisième génération, connexion.

    Aussi tôt dis, aussitôt fait, le décor changea pour laisser place à un grand tunnel où les deux amis se retrouvèrent aspirés. A la fin du voyagent, ils firent projeter contre le sol avec violence, se retrouvant de nouveau dans les égouts. Le temps de connexion ne fut que de soixante secondes, mais dans la réalité 40 minutes s’étaient écoulés.

    Furi, se relevant avec difficulté, reprit la parole :

    - Pas une seconde à perdre notre puce à révéler notre position à cause de notre déconnexion, il faut qu’on bouge jusqu’à notre transporteur…

    Il reprit son souffle.

    - Steals tu me reçois ? Steals, encore combien de temps ?

    L'appareil fit un boucan d'enfer et dans un flot de crépitement, on entendit au loin...

    -... Difficilement... 3 minutes et 30 secondes.

    - C’est trop, il va falloir courir! Les Traqueurs seront là dans une à deux minutes !

    Hélas la blessure de l’homme l’empêchait se genre de mouvement…

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    Isaac A. EdlweissArchitecte
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    par Isaac A. Edlweiss le Jeu 6 Aoû - 21:46

    Isaac se crispa soudainement lorsque l'homme se mit à hurler. Il aurait voulu se retourner mais le conduit était trop étroit pour le permettre et plus ils passaient de temps à patauger dans ces produits chimiques plus leurs têtes tournaient et se faisaient intoxiqués. Ces précautions le firent replonger dans son passé et il se concentra sur la douleur de son compagnon pour ne pas y rester. Car il finirait par se crisper et ne plus oser s'avancer... Lorsqu'enfin ils purent en sortir, enlevant son masque et le balançant dans le flot puant près d'eux, il l'interrogea. L'homme eut beau hocher la tête, l'Oublié n'en fut pas convaincu et resta assez inquiet de son état. Son teint pâle, le sang et la douleur qui se lisait sur ses traits, le faisait de plus en plus douter du rêve... en plus des brûlures sur ses bras et son ventre et ses cuisses. Ils eurent à peine fait deux pas qu'ils virent un barrage de Traqueur ! Isaac recula brusquement, complètement apeuré. Comment c'était possible !? Merde, merde, merde... Il se tourna de nouveau vers Furi pour chercher de l'aide mais le trouva une nouvelle fois avec le téléphone. Maintenant ? Maintenant quoi ?! Il n'osa demander de peur que sa voix tourne dans les accents hystériques et n'informe les traqueurs de leurs présences. Alors il piétina le sol en l'observant avec inquiétude.
    - Attention ça va secouer : création de l’issue de secours, matérialisation d’un programme de troisième génération, connexion.

    Isaac hocha un sourcil en entendant le téléphone. Il n'avait absolument rien compris. Se tenant les coudes pour tenter de se calmer, il osa.
    - Fu...

    Soudainement il fut aspiré. Par quoi ? Il n'en eut aucune idée puisqu'il ferma les yeux en tentant de se rouler en boule. Il eut l'impression que cela dura toute une éternité sans bien comprendre comment. Puis, l'impact. Il en eut le souffle coupé et roula au sol. Un long gémissement de douleur ne tarda pas à se faire entendre.
    - Pas une seconde à perdre notre puce à révéler notre position à cause de notre déconnexion, il faut qu’on bouge jusqu’à notre transporteur…

    Isaac encore allongé au sol, à deux centimètres de plonger dans la merde, se redressa très douloureusement. Bordel, où était-il... ? Il se releva en chancelant alors que l'homme continuait de s'en prendre à son téléphone. L'Oublié regarda autour d'eux. Un très très très très très long tunnel... Damn... Il ne connaissait pas cet endroit. Co... Comment étaient-ils arrivés ici ? Bordel !
    - C’est trop, il va falloir courir! Les Traqueurs seront là dans une à deux minutes !
    - QUOI ?!

    Isaac dévisagea Furi avec des yeux écarquillés par la surprise et la terreur. Comment ça ?! Il le rejoignit au pas de course, et l'attrapant par le bras, il le força à la suivre. C'était pile ou face. S'il s'était trompé et que les traqueurs arrivaient en face d'eux, c'était la mort. Car seul les assassins y étaient envoyés. Et l'Oublié n'avait absolument aucune envie d'en croiser un ! Il jurait en silence tout en scrutant avec panique le plafond. Vite, vite, vite... Plus leurs course s'éternisait, plus il avait l'impression de traîner l'homme à l'écharpe et plus la panique augmentait.
    - Là !

    L'Oublié tira de plus belle le rebelle alors qu'il augmentait l'allure. Il le poussa presque contre l'échelle lorsqu'ils y arrivèrent et le laissa grimper en avant. Priant pour que la grille ne soit pas sécurisé ou fermé.
    - Vite, vite, vite, vite, répétait-il en le poussant. vite, vite, vite...

    Isaac scrutait avec angoisse les deux bouches du tunnel. ça n'allait pas. ça n'allait pas... Il glapit de surprise en voyant une lueur au loin. C'était mauvais... Il grimpa à toute vitesse. Et finit par déboucher dans une arrière court, le visage de l'assassin apparut. Isaac donna un brusque coup de pied dans la grille pour la refermer. Une lame la transperça, juste là où l'Oublié se trouvait quelques secondes auparavant. Prit de panique, il fit basculer une lourde benne sur la trappe qui commençait à s'ouvrir. BORDEL ! Bordel ! Choqué, il chercha de nouveau le regard de Furi alors que son coeur battait des records. L'Oublié eut un bref rire hystérique et nerveux. Il se trouvait dans une impasse, derrière ce qui semblait être un restaurant. Un endroit lugubre, sale... Aidant le rebelle à se relever, il alla assez précipitamment jusqu'à la sortie.

    Damn... Isaac eut beau scruter de droite à gauche, il ne reconnaissait pas l'endroit. En même temps, il se trouvait hors de la base. L'Oublié ne connaissait absolument pas les rues d'Urhl à part rapidement les égouts... Il tenta quelques pas d'un côté, puis d'un autre. Il n'avait aucune idée de ce qu'ils devaient attendre. Soudain, des phares.
    - Merde !

    Pas d'endroit pour se cacher. Couvre-feu en vigueur. Et... Les seuls véhicules autorisés étaient ceux des Traqueurs. Les jambes d'Isaac abandonnèrent soudainement leurs postes et il se retrouva assit en train de rire hystériquement de terreur tandis que le camion se rapprochait.

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    Furi Soru KasaiInformaticien
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    par Furi Soru Kasai le Ven 7 Aoû - 15:25



    L’enfant qui semblait paniqué ne comprenait pas tout ce qui était en train de lui arriver. Furi pouvait concevoir que le monde des programmes était vaste et mystérieux. Mais pour lui qui avait était en contact de chiffres depuis tout jeune, il avait très vite appris à faire face à ce genre d’obstacle. Isaac affolé prononça une onomatopée de terreur :

    - QUOI ?!

    Furi qui fit tout pour rester calme et ne pas augmenter l’état d’anxiété de son partenaire ajouta simplement et très calmement :

    - Ce n’est pas le moment de paniquer petit, dépêche-toi et avance, on nous sommes mort.

    Le gamin se  ressaisit rapidement et finit par prendre une décision, sûr de lui. Furi, qui tant bien que mal essayait d’augmenter sa vitesse pour ne pas se faire rattraper par le convoi d’exécution le suivit :

    - Là !

    Pour autant, bien que très concentré sur les actions qu’il devait effectuer, on pouvait ressentir dans son débit de parole son inquiétude :

    - Vite, vite, vite, vite, vite, vite, vite...

    - Steals combien de temps encore ?

    - 15 secondes !

    - On ne les a pas.

    - Je ne peux pas faire mieux !

    - Et bien on va devoir improviser.

    Furi bidouillait de nouveau à toute allure sur son portable... Mais l’assassin se trouvait maintenant en face d’eux prêt à les achever. Furi tout en chuchotant pour ne pas être entendu par l’assassin dit au gamin :

    - Ecoute-moi bien, quand je te le dis, tu sautes sur le chemin derrière toi et tu lèves les bras vers le haut. Pas le temps pour les questions. Ne te retourne pas quoi qu’ils arrivent et fais-moi confiance.

    Une demi-fraction de seconde plus tard Furi se mit à gueuler :

    - MAINTENANT

    Tout en balançant le portable à la gueule de l’assassin, le réveil se déclencha faisant un boucan pas possible. L’assassin surprit trancha l’appareil en deux en un seul reflexe. Mais le temps de cette action, nos deux amis eurent le temps de sauter sur le chemin et de tendre les bras.

    Un grand camion de marchandise fonça sur eux et deux personnes les réceptionnèrent. Dans un élan et avec précisions ils se retrouvèrent  hissés en haut du camion. Deux Transgresseurs Comédiens spécialisés dans les acrobaties étaient présent à coté deux.

    L’un deux un grand sourire aux lèvres s’exclama :

    - Salut Furi ! Content de te revoir ! Tu trouveras ton ordinateur derrière.


    Furi qui s’empressa de récupérer sa machine ajouta

    - Il n’y a pas une minute à perdre. Je vous envois dans le programme de combat, l’assassin ne vas pas vous lâcher.

    Il reprit son souffle.

    - Isaac pour le moment, contente toi de les suivre dans le programme et de te familiariser avec les options. Rendez-vous à la sortie de déconnexion, si vous ne retrouvez pas Steals, vous êtes morts.  

    Avant de les connecter, Furi sourit et ajouta :

    - Pas d’inquiétude, je vous couvre.  




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    Isaac A. EdlweissArchitecte
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    par Isaac A. Edlweiss le Ven 7 Aoû - 23:59

    Isaac arrêta brusquement de rire en tournant la tête vers l'homme. Qu'est-ce que cela signifiait ? Improviser. Improviser ! Ha ha ! Ils ne pouvaient plus rien faire ! Le camion, sûrement rempli de traqueur, se rapprochait d'eux et ils seraient, au meilleurs des cas, exécutés sur place d'une balle dans la tête, et dans le pire, retour à la case prison ! L'Oublié ne voulait pas mourir... La terreur lui retournant le ventre, il se força à se relever. Scrutant avec inquiétude le bout de la grande avenue où la silhouette de l'assassin s'y dessinait. Tirant plaintivement sur la manche du rebelle, Isaac fit quelques pas en arrière, terrifié.
    - Furi... gémit-il sans détacher son regard du traqueur.
    - Ecoute-moi bien, quand je te le dis, tu sautes sur le chemin derrière toi et tu lèves les bras vers le haut. Pas le temps pour les questions. Ne te retourne pas quoi qu’ils arrivent et fais-moi confiance.

    Le jeune homme lâcha le transgresseur en se retenant de se rouler en boule. Il n'y arriverait pas. Il n'y arriverait pas. Son coeur battait trop fort. Il était trop crispé pour... Pourtant il lui obéit à merveille lorsqu'il cria. Isaac vit le sol se rapprocher. Vite. Beaucoup trop vite. En même temps que le grondement du camion. Un bruit strident. Alors qu'il se préparait à rencontrer le bitume, il fut soudainement soulevé. Le blondinet cessa de respirer en se crispant brusquement. Trop de panique, trop de terreur. Ça pédalait dans le vide là-haut. Plus rien n'enregistrait, plus rien ne contrôlait. Une gifle le ramena brusquement à la réalité. Clignant longuement des yeux alors que deux voix se chevauchèrent.
    - C'est pas le moment de craquer gamin.
    - Je vous envois dans le programme de combat, l’assassin ne vas pas vous lâcher.

    La compréhension se fit plus rapidement qu'elle n'aurait dû et se dégageant des bras de l'homme tenta de se diriger vers Furi.
    - Isaac pour le moment, contente toi de les suivre dans le programme et de te familiariser avec les options. Rendez-vous à la sortie de déconnexion, si vous ne retrouvez pas Steals, vous êtes morts.  
    - QUOI ?! Non non non non non non non non, répéta-t-il terrorisé à quatre pattes dans le camion.

    L'Oublié sentit sa vue se troubler, ses membres s'alourdirent. L'homme se troubla pour peu à peu laisser place à un immense bâtiment. Le sol du camion laissa place aux pavés et soudain il n'eut plus un bruit. L'un des hommes, celui qui l'avait giflé, attrapa le bras du petit Oublié et le força à se relever. Le tenant d'une poigne de fer pour l'empêcher de tomber, ils l'entraînèrent à couvert dans une ruelle.
    - Ce n'est pas le moment de paniquer, on l'bute puis on retrouve Steals, après tu pourras piquer ta crise.

    Isaac tenta de dire quelque chose mais il ne fit que la bafouiller silencieusement en le regardant avec de gros yeux. Le... le... le buter ?! Comment ça ?! Ils n'allaient quand même pas tenter de tuer un traqueur ! C'est complètement impossible ! L'homme le secoua de nouveau et lui expliqua rapidement le plan. Il eut un sourire crispé tout le long en hochant lentement la tête. Impossible. Complètement. Ces gens étaient complètement cinglés ! Ils semblaient attendre quelque chose... L'autre re...- transgresseur interrogea dans le vide.
    - Bon... C'est la reproduction de Central, on dirait... Elle risque d'avoir sa moto... Furi tu peux localiser Steals pendant qu'on s'en débarrasse ?

    Les deux hommes regardèrent dans une même direction et Isaac suivit leurs regards. Woh... Soudain un rugissement d'une moto brisa le silence dans lequel ils étaient jusqu'à là et l'Oublié sentit leurs regards sur lui. L'homme lui lâcha doucement les épaules.
    - Merde !
    - Fais nous confiance.

    Léger hochement de tête. Le Transgresseur le lâcha et lui adressa un sourire. Prenant le masque que lui tendait son coéquipier, son sourire fut soudainement exagéré, montant jusqu'à ses oreilles avec un gros nez et des yeux plissés de rire. Alors que celui de l'autre avait un visage triste et des yeux prêt à pleurer. Ils avaient d'étranges similitudes qui terrifiaient le petit Oublié. Ne passant que par les allés très étroites, ils faillirent se faire avoir deux trois fois mais des rapides détours leurs permirent d'avoir la vie sauve. Étonnamment Isaac se repérait assez bien. Trouvait quand ils tournaient en rond ou présageait un cul de sac. Pourtant la ville en elle-même ne lui disait absolument rien. Ils se rapprochaient de la grande tour mais ce n'était pas leurs destination. Ils finirent par déboucher sur une grande place avec une fontaine à la statue bien étrange. Hérissée de pique bien étrange et surement bien affûtée, se dressait une immense pique au milieu d'une fontaine. Isaac eut froid dans le dos et sursauta lorsqu'un rideau rouge dissimula la macabre fontaine. Les deux hommes le regardèrent. Il recula. Il était effrayé de ce qu'il allait devoir faire. Déjà le rugissement de la moto se faisait entendre derrière lui et les hommes partirent sur les toits à côté.

    La moto marqua un léger temps d'arrêt en voyant le gamin, seul, debout au milieu de l'allée, devant un rideau rouge. Que cachait-il ? Elle le reconnaissait par son uniforme. La catin de Marx. Si elle arrivait à le ramener, en plus de ces... combien y en avait-il ? Quatre transgresseurs ? Elle pourrait avoir sa promotion. Le gamin semblait ne plus pouvoir bouger, comme pétrifié par les phares. Un sourire se dessine derrière son casque alors qu'elle passe l'engin en conduite automatique et sort ses flingues. Il n'a pas l'air de pouvoir bouger. C'est dommage, ça aurait pu être drôle. Elle arme et le met en joue...

    Isaac serre les dents alors qu'il n'est plus capable de bouger. Ses muscles sont tétanisés et il est complètement terrifié. Comment voulaient-ils battre ça ?! C'était impossible ! Totalement impossible ! Surtout avec ce minuscule couteau... Il recula...

    Oh. Il bougeait enfin. Mais c'était trop tard...

    Isaac la vit se retourner brusquement et tirer en arrière. Il redouta que le transgresseur soit touché mais il le vit rejoindre le bout de la ruelle en une roue. Pendant quelques secondes il avait bien cru qu'il allait finir par se la prendre entre les deux yeux, mais non... Elle tire, encore et encore, mais l'homme au masque triste est beaucoup trop rapide, trop agile. Il bondit dans tous les sens, recule, avance, s'allonge, roule... Puis l'homme au visage content surgit soudainement devant Isaac. Attire l'attention de l'assassin, qui tire.

    Elle voit le gamin tituber et tomber. Oh ? L'aurait-elle eut ? Il suffisait qu'elle tue l'un d'entre eux pour avoir des renfort. Autant s'occuper du plus faible.

    Isaac heurte le sol complètement terrifié. Il s'en est fallu de peu pour qu'il se la prenne en pleine tête mais il avait quand même fini à terre. Le transgresseur le regard brièvement puis repart dans ses acrobaties mais c'est trop tard l'attention du Traqueur est focalisée sur le blondinet. L'Oublié inspire, se relève et courre. Ne te retourne pas, lui avait dit Furi tout à l'heure non ? Et bien il ne comptait pas le faire. La moto rugit et il passa derrière le rideau. Il ne vit rien, empêtré dans le lourd tissu et buta contre le rebord de la fontaine. Il devait faire quoi après ? Une lame s'enfonça douloureusement dans sa cuisse alors qu'il plongeait sur le côté. Il couinait de douleur en se reculant quand il y eut un bruit sourd, de ferraille suivit d'un hurlement de douleur.

    Le rideau tombe.

    Isaac est au sol, les mains serrant la plaie avec l'arme encore plantée dedans, le regard rivé sur l'assassin qui venait de s'empaler contre la fontaine. Et elle semblait encore en vie mais n'a pas l'air de réussir à bouger. Enfin jusqu'à ce que l'homme au masque souriant viennent faire sauter le casque et... Isaac ne put détourner la tête et blêmit brusquement en le voyant faire. Non... Non... Ce n'était pas possible... Le second transgresseur le relève par le bras.
    - Aller, on rentre maintenant.

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    par Furi Soru Kasai le Sam 8 Aoû - 14:08




    Le petit Oublié semblait terrifié à chaque mot que pouvait prononcer Furi. Pourtant l’homme les choisissait avec soin pour éviter de trop le paniquer. Mais cela n’y changea rien et Isaac ne put s’empêcher de montrer à toute l’équipe son état de choc :

    - QUOI ?! Non non non non non non non non

    - Désolé l’ami, mais c’est déjà trop tard, tu es déjà en temps de chargement !

    - Ce n'est pas le moment de paniquer, on l'bute puis on retrouve Steals, après tu pourras piquer ta crise.

    Une fois la connexion effectué, Furi commença sa surveillance, le camion continuant sa course effréné jusqu’à son point de rendez-vous.

    La première communication retentit exactement une seconde après l’arrivé dans le programme. Preuve que ses logiciels étaient encore opérationnels :


    - Bon... C'est la reproduction de Central, on dirait... Elle risque d'avoir sa moto... Furi tu peux localiser Steals pendant qu'on s'en débarrasse ?

    - Affirmatif. Bien qu’à mon avis, elle vous retrouvera avant que je n’ai le temps de faire quoi que ce soit. Je vais plutôt me dépêcher de m’assurer votre transparence au sein du programme. On ne sait pas de quel moyen disposent les Traqueurs sur ce coup-là.

    - Merde !

    Le premier Transgresseur comprenant l’importance de rassurer son équipe et de lui prouver qu’il pouvait compter sur eux. D’une tonalité rassurante il ajouta :

    - Fais nous confiance.

    Le combat fit rage et Furi suivait avec précision chacun des mouvements de son équipe. Prêt à intervenir en cas de besoin. Au final, ils réussirent à se débarrasser de l’assassin.  Cependant un message d’alerte retentit sur son écran :

    -Attention Opérateur 1 touché, plaie superficiel, risque de saignement. Veuillez procéder au soin.

    Le corps endormis grimaça face à la douleur.  Furi réagit au quart de tour :

    -Isaac ça va ? Je localise kit médicale. La prochaine maison sur la droite. Dépêchez-vous.

    Un des acrobates s’y rendit rapidement, puis revient avec une vitesse prodigieuse. Sans que le gosse n’ait le temps de s’en rendre compte, il lui avait retiré le couteau et planté la seringue de morphine dans la jambe. Puis, naturellement et commençant la marche, il ajouta :

    - Aller, on rentre maintenant.


    - Parfait, Steals m’a contacté, il faut que vous rouliez 20 minutes en direction du sud est. Je vous fait parvenir les cordonnées exactes.  

    - Compris.

    Et c’est ainsi que toute la fine équipe se dirigea maintenant vers le lieu de déconnexion.

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    Isaac A. EdlweissArchitecte
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    par Isaac A. Edlweiss le Dim 9 Aoû - 22:11

    Isaac n'arrivait pas à quitter des yeux la pique. L'eau qui se teintait de rouge. Ils... Ils avaient vraiment tué un... un traqueur. Les yeux écarquillés de terreur et de surprise, il ne sentit pas qu'on lui retira la lame de la jambe. Ni même qu'on le piqua. Il fallut que l'homme au visage triste le détourne du spectacle pour qu'il commence à reprendre pied avec la réalité. Avec cette réalité. Ce n'était pas un rêve. Ce. N'était. Pas. Un. Rêve. Il ne sentait plus vraiment sa jambe et manqua à plusieurs reprise de s'étaler au sol. Même avec l'aide du transgresseur il avait l'impression de progresser dans un étrange brouillard. Comme si chacun de ses mouvements étaient ralentis... Les sons étaient indistincts et branlant du chef, il ne sut plus vraiment lequel des deux parlaient et à qui parlaient ils...
    - On ne peut pas suivre l'artère principale, faut prendre les petites rues... Ça va nous prendre plus de vingt minutes... Tu préfères tomber sur une autre patrouille ?... Tu voudrais pas lui remettre une gifle ?

    Le temps s'étire très très lentement et parfois Isaac arrive à reprendre contrôle. Bordel... Il avait la tête lourde, et vraiment, vraiment envie de vomir. Il était tellement dans les vapes que même penser était devenu difficile. Il eut l'impression qu'on le changeait d'épaule, une fois, et une autre qu'il tomba à terre. Mais rien ne pouvait être sûr...
    - Merde, on s'est perdu... Je t'avais dis d'aller à droite !... A gauche c'était mieux !... On est tombé sur une autre grande rue... Bordel... On ne peut pas monter sur les toits pour se repérer ?... Et se faire repérer ?... Il pourrait peut-être savoir ?... Vapes... dix minutes...

    Une gifle ramena brutalement Isaac à la réalité. Ce ne fut pas tant la douleur mais plutôt le geste. Il cligna des yeux alors que l'homme au masqu... ah... ils n'avaient plus leurs masques. Le blondinet fut incapable de les différencier. En tout cas, l'homme qui venait de le gifler le tenait par les épaules au cas où il s'effondrait.
    - Hey petit, tu as une idée où on est ?

    L'Oublié regarda autour de lui.
    - Une... ruelle ?

    L'homme qui ne le tenait pas leva les yeux au ciel en secouant la tête. Ce... N'était pas la bonne réponse ? Mince... Il fut secoué d'avant en arrière et reporta son regard sur l'homme.
    - Non, non, fit-il calmement, on s'est perdu, tu crois que tu pourrais nous retrouver.
    - Mais...
    - Réfléchis un peu !

    L'ordre tétanisa Isaac. Qu'est-ce qu'il avait fait pour recevoir ça ?! Il regarda autour de lui complètement apeuré. Vers sa droite, des petites rues, et à gauche ça semblait se dégager. Merde... Il avait repéré un truc alors qu'ils remontaient la grande rue vers la place de la fontaine... C'est quoi... Le corps de l'assassin... ? Nouvelle gifle. Isaac hoqueta en tentant de se débattre mais l'injection était sûrement trop et ce fut pathétique.
    - Calme, calme, l'apaisa le transgresseur. On a juste pas le temps, il faut que tu nous aides avant qu'on se fasse choper, d'accord ?
    - Je... crois que c'est un peu comme une toile... araignée...
    - Quoi ?

    Isaac s'accroupit et dans la poussière dessina sommairement quelque chose. Un cercle grossier au milieu, avec des ramifications qui partaient dans tous les sens pour rejoindre d'autre cercle plus petit puis qui reprenaient leurs chemins pour tomber sur des places encore plus petites plus loin et ainsi de suite. Avec des liaisons en leurs milieux. Le transgresseur qui le tenait se pencha mais ne semblait pas vraiment comprendre. L'Oublié expliqua malgré sa fatigue.
    - Si ça, fit-il en désignant l'un des premier cercle plus proches du centre, c'est la place fontaine... et qu'on a descendu, ce truc là, désignation de la ligne qui coupait la grande ligne, c'est ça, marmonna-t-il en pointant la grande artère à sa gauche.
    - Ah ! Donc il faut la traverser et refaire la même distance pour retourner sur l'artère de la fontaine.

    Le blondinet hocha de la tête. Il n'était sûr de rien, il imaginait que c'était comme ça après ce qu'il avait vu. Au pire ils tomberaient sur des traqueurs et ils fuiraient, non ? Pas sûr...
    - Va falloir courir un peu.

    Isaac n'a pas son mot à dire qu'il est déjà soulevé. Il ne sent plus trop sa jambe blessée et tente quelque pas alors que l'autre homme vérifie. Personne. Bien. Ils s'élancent. Isaac suit mais trébuche vers la fin. L'un des traqueurs revient vers lui et le lance à son coéquipier comme s'il n'avait qu'un cerceau. Cachée derrière un mur, des bruits de moteurs se font entendre. D'abord fort, puis de plus en plus loin. Puis la petite troupe reprirent le chemin restant bien dans les petites ruelles étroites. Jusqu'à arriver au point de regroupement après s'être encore perdu deux fois. Les deux traqueurs n'avaient visiblement pas un très bon sens de l'orientation et avec Isaac dans les vapes, cela semblait un peu empirer la situation.
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    par Furi Soru Kasai le Lun 10 Aoû - 14:30



    L’opération suivit son cours. Alors que la première menace semblait être résolue, Furi n’était pas sans savoir que dans les programmes, le taux de survie pouvait très rapidement changer. Au bout de quelques instants, un nouvel obstacle se dressa devant l’équipe. Furi fut alerté par une des communications internes :

    - On ne peut pas suivre l'artère principale, faut prendre les petites rues... Ça va nous prendre plus de vingt minutes... Tu préfères tomber sur une autre patrouille ?... Tu voudrais ne pas lui remettre une gifle ?


    Furi occupé à gérer les problèmes des alentours ne pouvait en aucun cas essayer de les localiser.

    - Merde, on s'est perdu... Je t'avais dis d'aller à droite !... A gauche c'était mieux !... On est tombé sur une autre grande rue... Bordel... On ne peut pas monter sur les toits pour se repérer ?... Et se faire repérer ?... Il pourrait peut-être savoir ?... Vapes... dix minutes...

    Essayant avant toute chose de rassurer les personnes connectées, l’informaticien prit une voix rassurante :

    - Du calmes les gars, ça va bien se passer. Essayer de rappeler gentiment votre équipier, je suis sûr qu’il peut vous aider à vous localiser. Au pire des cas, dans une minute, je lance la géolocalisation.



    - Hey petit, tu as une idée où on est ?


    - Une... ruelle ?


    - Non, non, on s'est perdu, tu crois que tu pourrais nous retrouver.

    - Mais...

    - Réfléchis un peu !

    Furi qui avait compris le potentiel d’Isaac, gardait en tête avant toute chose qu’il manquait encore cruellement d’expérience. Si l’enfant se braque, l’équipe risquerait d’y passer. Ce pourquoi, l’homme reprit la parole :

    - Tout doux les gars, s’il se braque vous n’obtiendrez rien de ses talents.

    - Calme, calme. On a juste pas le temps, il faut que tu nous aides avant qu'on se fasse choper, d'accord ?

    - Je... crois que c'est un peu comme une toile... araignée...

    - Quoi ?


    - Si ça, c'est la place fontaine... et qu'on a descendu, ce truc là c'est ça,

    -  Ah ! Donc il faut la traverser et refaire la même distance pour retourner sur l'artère de la fontaine.


    - Va falloir courir un peu.


    - Les gars vous n’avez plus le temps, je détecte deux menaces potentielles à une rue de vous. Heureusement, mon système de brouillage est encore effectif. Par contre, cela va poser soucis lors de la déconnexion.

    - Tu as une idée pour nous sortir de là j’espère ?

    - J’y travaille, pour le moment, contentez-vous de rejoindre Steals.

    - Compris !

    La totalité de l’équipe se dépêcha de rejoindre les coordonnées indiquées par l’informaticien. Mais Furi remarqua rapidement un danger.

    -Stop, passez en mode furtif. Réduction des transmissions. A partir de maintenant je passe en transmission écrite. Suivez avec précision mes indications.  

    - Reçut. Petit, essaye de contenir au maximum ta respiration. Le moindre faux pas, et les ennemies nous tombent dessus.

    Mais pour une fois, la chance leur sourit, et l’arrivé jusqu’à Steals ce fut sans encombre. La jeune femme vêtu d’une drôle de tenue moulante et cybernétique leur contenta de leur sourire. C’est la voix masculine de Furi qui prit le relais.

    -Je vous transfère vers la déconnexion.

    Un compteur s’enclencha…

    - Déconnexion enclenché.

    - Ne bouge pas petit surtout.

    30, 29,28 […] 3, 2,1 : déconnexion.

    Voilà que toute l’équipe se retrouva maintenant dans la phase de déconnexion. Enfin le retour à la réalité. Mais bizarrement, en arrivant, Isaac comprit qu’il n’était pas dans la réalité. Mais dans un autre programme bien plus vaste. Cependant, cette fois ci, Furi y était aussi.

    - Bienvenue dans le Placebo petit.  

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    par Isaac A. Edlweiss le Mar 11 Aoû - 15:07

    Le temps qu'ils rejoignent le point de ralliement, Isaac avait déjà retrouvé un peu de ses esprits. Mais tout lui était encore flou et comme dans un brouillard. Les sons, les mouvements... Ils finirent par arriver dans la maison où une femme les attendait. A sa tenue, Isaac cru être en présence d'une traqueuse et faillit paniquer. Que pouvait bien faire un traqueur ici, et pourquoi l'avaient ils conduits à lui ? Et si c'était un test de loyauté, en fait ? Et si Furi n'était qu'un Oublié embauché par Marx pour vérifier ça ? C'était assez tordu comme plan pour que cela soit réel. La voix de l'homme à l'écharpe retentit et l'oublie regarda autour de lui. Où était il ? C'était quoi cette déconnexion ? Il allait enfin sortir d'ici ? Mais pour se retrouver où ? Dans le camion avec la traqueuse à ses trousses ou dans une cellule prêt à être battu comme du plâtre ? Isaac s'agitait, il voulait quitter cet endroit ! L'un des acrobates fit un geste rassurant vers lui.
    - Ne bouge pas petit, surtout.

    Isaac le regarda avec terreur alors qu'un compteur apparut sous ses yeux. Trente ? Vingt-neuf... Vingt-huit... Ah! C'était pour sortir des programmes ! L'Oublié avait déjà entendu son protecteur parlait des trentes secondes de déconnexion. Les maudissant comme jamais en disant que c'était les trente secondes le plus dangereused en plus de celle après l'apparition. Trois. Deux. Mais... Minute ! Où allait-il réapparaitre ?!
    Un.

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